Je suis très loin d'être fan de Danny Boyle, je n'ai pas encore pu voir Trainspotting mais 28 jours plus tard m'a clairement laissé sur ma faim, La Plage est un navet et si Sunshine m'a émerveillé de par ses plans célestes la dernière partie du film était indigne de la première.
Mais force est aujourd'hui de reconnaitre que lorsque Dany Boyle est inspiré, il nous offre un grand moment de cinéma et une virtuose leçon de vie. Là encore, comme avec Sunshine, ce sont les plans qui se sont gravés le plus profondément dans mon esprit, ce Slumdog Millionaire est un très grand film.
La construction du film est presque irréprochable quoiqu'un peu inégale, qu'importe, le script est d'une telle originalité et d'une telle fraicheur que ces quelques défauts de construction et de réalisation sont vite pardonnés. La réalisation est ici comme la bande son (magnifique) au service du script et elle la sert majestueusement, les scènes sont d'une justesse remarquable à l'exception peut être de la scène finale qui semble inachevé.
Plus généralement on regrette tout de même (et à nouveau) une seconde partie moins euphorisante que la première mais cela peut s'expliquer par l'évolution des personnages et de leur histoire.
Mais au delà de tout cet aspect technique Slumdog Millionaire c'est surtout une leçon de vie, c'est dans son ghetto, dans sa misère, dans ses malheurs et dans ses joies que Jamal a appris et a forgé sa culture. Cette histoire c'est ni plus ni moins, en plus d'être une fantastique peinture de l'Inde contemporaine, un hymne à la vie et un majeur tendu à nos sociétés, à tout les stéréotypes, à tout les extrémismes.