Bon, la réponse est dans l'article, mais je suis sympa :
La grosse différence tient du support même, ce qui place la littérature dans un fantastique/SF d'hésitation (la SF étant une branche du fantastique au niveau du procédé) alors que le cinéma fantastique/SF est un fantastique de transgression, ou si on veut, un loup-garou dans un livre produira toujours une distance au niveau des mots, ce qui a pour effet de produire une hésitation face à ce loup-garou. Alors qu'à l'écran, on ne peut que, en terme de rupture, montrer ce loup-garou, ce qui a un effet visuel direct et non plus de doute, car on nous le montre en effet.
Alors ensuite, de ce traitement différent vient une théorie différente dans l'élaboration dramatique, on ne peut faire ressentir un loup-garou dans un livre comme au cinéma, la transgression cinématographique devant aller jusqu'au bout d'elle-même, négativement (comme dit dans l'article). C'est à dire que c'est bien plus le côté humain dans la bête qui va nous prendre dans le film que la bête elle-même ... et la bête elle-même est alors justifiée, car tout le monde la connaît finalement, cette même bête est en nous.
Mais bon, ça reste beaucoup plus complexe que ça, ce sont vraiment des grandes lignes brouillonnes ...