J'ai relu le passage sur le novlangue tout à l'heure Dawg. Effectivement ce que dit Orwell est dans la forme très différent de ce pourquoi on emploi le mot aujourd'hui, mais dans le fond c'est pareil : "faire taire la pensée"
L'éclaireur dont Zeldor parlait tout à l'heure l'explique très bien 
Je cite 
L'économie du signe : la réduction du langage chez l'interlocuteur à un mot unique, en général un substantif (l'adjectif est éliminé car il apporte des nuances) qui suffit à déclencher la furie et les vitupérations du censeur.
Exemple : Finkielkraut tente d'expliquer des choses assez complexes sur l'identité française, l'identité juive, leur conciliation possible etc. Caron isole un seul signifiant, le mot" identité", détruisant la syntaxe du discours qui crée la pensée, pour en faire un" signe ". Identité=identitaire=FN=Fasciste. Ce réseau de connotations non-explicitées permet donc de traiter immédiatement l'interlocuteur (toujours considéré comme un ennemi) de nazi.
C'est qui se passe dans la tête de Dreamboum, je parle de Hitler comme ça, sans passion ni attachement ni rien, mais dans sa tête il fait la filiation "parler d'hitler sauf pour dire ke c mal = nazi"
Idem pour l"homosexualité 