Comme tous les jeux bourrés d'automatismes chiants, Uncharted est aussi composé en très grande partie de cinématiques. Que ce soit donc ces moments où l'on peut bouger le héros, mais on attend qu'il se passe quelque chose (l'avion, le désert et le début de la ville, une heure de vide, du jamais vu) et puis il y a des vraies cinématiques pures et dures, parce qu'il faut concurrencer Kojima-chan.
On sort le scénario de haute volée, façon Indy 4, avec un casting de cinquante gentils inutiles, des moments émotions ridicules (la fausse mort d'un personnage principal, ça fait trois fois en trois épisodes), un trésor abracadabrantesque (un pot en cuivre qui aurait contaminé les réserves d'eau d'une citée perdue dans un désert, jamais repérée par un satellite ou quoi que ce soit) , des méchants risibles (des descendants des Croisés qui veulent le pot en cuivre pour contaminer le monde avec du LSD), des situations ridicules (Drake qui tabasse la moitié de Londres, Drake contre des araignées mutantes de Jumanji) et, le pire de tout, que le public lambda ne remarque pas 
Une mise en scène chiante.
Je sais, je suis lourd avec le cinéma. Mais Uncharted multiplie les effets pour faire croire que ça en est, (comme par exemple le flou, qui est vraiment super mal foutu et ne correspond à aucune réalité cinématographique, contrairement à ce qu'on pouvait voir dans Silent Hill ou MGS) et qu'on comprend très vite que personne n'a du voir un film de sa vie à Naughty Dogs. On peut lui balancer des cageots de tomates pourries à Kojima, mais lui au moins avait une culture qu'il réutilisait pour mettre en valeur son univers et ses personnages. Uncharted, non.