" Justement, le film dénonce beaucoup plus qu'il ne le semble. Déjà parce qu'il y renie sa trilogie de la vie (ou du désir), qui devient du coup presque une quadrilogie. Ensuite parce que c'est le dernier film de sa vie et qu'on y comprend que Pasolini a compris beaucoup de choses sur la politique (où il avait pris connaissance d'affaires louches) et plus largement sur les hommes, ce qui le mènera à être assassiné peu de temps après la fin de la réalisation du film. L'exposition qui avait été faite à la Cinémathèque française, récemment, le faisait très bien comprendre et était très intéressante, en cela. Que quelqu'un ayant été au parti communiste italien (donc un révolutionnaire) se mette à penser que le véritable problème et la base du fascisme, ce n'était pas le trop peu de liberté du peuple mais bien le trop de liberté des élites, c'est très fort symboliquement. "
Non mais justement tout ça c'est pas dans Salo, ou alors ça l'est vaguement, métaphoriquement, et/ou de manière grossièrement littéraire. On l'attribue a posteriori à Salo parce qu'on sait que c'était la pensée de Pasolini, c'est tout. Pour vraiment voir celle-ci dans un film, faut se reporter sur son film La Rage.
Parce que, Salo, ça montre bien plus de choses que ça. C'est en premier lieu un film sur le sexe.
Message édité le 19 avril 2015 à 23:59:47 par ChienAlpha