Félix Cartier-Millon se fâche avec son père, fondateur de Lustucru, et perd sa place dans l'entreprise familiale. Il est recruté par Aimé Bouchayer, propriétaire de chocolat Dauphin, pour structurer sa nouvelle fabrique située rue Ampère, à Grenoble. Mais après que les armées américaine et française eurent retiré leurs promesses d'achat de chocolat, l'entreprise se retrouve rapidement dans une situation financière délicate, ce qui contraint Aimé Bouchayer à vendre l'usine à Félix Cartier-Millon. Celui-ci en fera une marque de chocolat de renom : Cémoi.
Par la suite, Pierre Cartier-Millon, le fils de Félix, et ses propres fils reprennent en main cette entreprise. Ils emploieront jusqu'à 500 personnes3.
Mais avec l’évolution du cours du cacao et après avoir raté le virage de la grande distribution4, l'entreprise dépose le bilan en 1970 et sera définitivement liquidée en 1973, après plusieurs procédures2.
En 1981, Cantalou acquiert de nombreuses enseignes, dont Cémoi, et décide en 1989 de faire de Cémoi sa marque phare5.
Le nom Cémoi fut utilisé pour le chocolat, Cénou pour les bonbons et confitures, et enfin Matina pour le petit déjeuner3.