Ce que l’on appelle Ancien Testament provient d'un ensemble de textes religieux rédigés pour sa très grande majorité à l'origine en hébreu et qui nous est parvenu sous la forme de copies4. Le reste a été écrit en araméen ou en grec (tous les livres du Nouveau Testament ont été rédigés en grec)2.
Un certain nombre de ces écrits composent la Bible hébraïque, nommée TaNaK ou Tanakh, par abréviation des noms en hébreu des parties qui le composent : Torah (la Loi), Neviim (les Prophètes), Ketouvim (les Écrits).
Cette Bible hébraïque est traduite en grec à partir du milieu du IIIe siècle av. J.-C., en commençant par le Pentateuque (Torah). Cette traduction grecque, connue sous le nom de Septante, est largement utilisée par la communauté juive d'Égypte2. Au fil du temps, elle s'étoffe d'autres livres. Vers 132 av. J.‑C., la Loi et les Prophètes sont déjà traduits en grec. D'autres livres (notamment les Écrits) sont ensuite encore traduits de l'hébreu, mais certains livres sont aussi directement rédigés en grec, si bien que les textes religieux en hébreu et en grec divergent5.
L'Église chrétienne primitive se fonde sur cette version grecque des Septante. C'est pourquoi son Ancien Testament comprend, en plus des livres du Tanakh juif, d'autres livres ainsi que quelques compléments dans les livres d'Esther, Daniel… Ces textes sont appelés livres deutérocanoniques par l'Église catholique. Les Églises orthodoxes, qui les reconnaissent comme canoniques, ne les désignent par aucun terme particulier.
Les Églises protestantes ont un Ancien Testament calqué sur la Bible hébraïque.
La version latine de l'Ancien et du Nouveau Testaments6 en usage dans l'Église est composée par saint Jérôme de 392 à 410. Elle porte le nom de Vulgate2.
Jean-Louis Ska, jésuite et professeur d'Ancien Testament, parle de bibliothèque nationale, comparable par le concept et non les dimensions, aux bibliothèques d'Alexandrie, du roi Assurbanipal à Khorsabad et aux archives de plusieurs cités antiques retrouvées par des archéologues. Dans le second livre des Maccabées (Ier siècle av. J.-C.), on trouve la mention d'une bibliothèque fondée par Néhémie. Judas Maccabée recueille les livres les plus importants pour Israël et les met à la disposition de la communauté hébraïque d'Égypte (2M 2,13-15)7.