Le 25 février 2016 à 20:41:15 Schierke a écrit :
Mais wtf, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
je suis venu pour un problème A: les cailloux dans mes reins (à part la douleur c'est moins grave qu'une grippe et ça arrive à 25% de la popu du moyen orient). On me l'a (à priori) réglé pour l'instant.
Grosso merdo, chez certaines personnes, t'as des cailloux qui se forment au niveau des reins, ça descend vers la vessie dans un tuyau, et des fois ça bloque. Quand les reins/la vessie se remplissent, ça fait aussi mal qu'un accouchement (en + des vomissements si on s'en occupe pas, pas le droit de boire d'eau)
Bref, ils ont voulu me régler à leur sauce un problème B: hyperglycémie folle. Normal, j'ai commencé à hurler de douleur au milieu du déjeuner, j'avais pas pris mes médocs pour le diabète.
J'arrive à l'hosto, je suis en grosse hyper'. Je demande à ce que je prenne mes médicaments, on me les donne... 2h plus tard. Pis là, va savoir pourquoi, ils se réveillent et commencent à paniquer de fou.
Ce fameux problème B, je le règle tous les 2-3 jours en prenant mes médocs: je m'en bats comme l'an 40, ça ne pose aucun risque (sauf si je refuse catégoriquement de prendre mes médocs, mais bon c'est comme essayer de se suicider en retenant sa respiration y a un moment où tu craques).
Eux, dans leur panique, ils décident de me donner une double dose de médocs à des horaires farfelus + me foutre un paquet de médocs dans une perfusion sans que je sache quoi que ce soit. Quand on te fout un paquet d'insuline comme ça, ça peut carrément te baisser le potassium => arrêt cardiaque. J'ai limité la casse quitte à signer une décharge, je suis rentré chez ma mère, m'enfin y a des risques que je sois bas niveau potassium. Je préfère ça que de rester une nuit à les laisser me tripatouiller faire n'importe quoi, à ce rythme le lendemain je me lèverais avec une jambe en moins 
Et tout ça n'a aucun rapport avec ce que je suis venu faire à l'hosto: faire une prise de sang, faire une perfusion de flotte (j'ai soif, pas le droit de boire pendant quelques heures), et prendre une ordonnance pour des anti-inflammatoires.
en france on a les meilleurs hôpitaux du monde, mais les moyens sont tellement misérables qu'il faut faire gaffe à ce qu'on te fait. Des fois on a tout simplement pas de quoi t'envoyer un médecin spécialiste et c'est des urgentistes ou des infirmiers avec les chocottes qui s'occupent de toi. Eux quand ils voient un mec avec une hyperglycémie de ce niveau, il est généralement sur le carreau. ça a jamais été mon cas, chaque personne son diabète, et s'ils avaient les sous pour me détacher un diabéto' ils l'auraient sû. Il aurait lu mon dossier, appelé mon médecin, bien mesuré mes cétones...
mais pour vous donner un ordre d'idée, mon diabéto à l'hopital public ses prochaines disponibilités c'est en 2017.