Signification de la mise en examen
Ce qu'il a dit : « Lorsque je suis arrivé après quatorze heures d'interrogatoire par les policiers, je ne connaissais pas le dossier. J’ai accepté de répondre à toutes les questions, scrupuleusement. Ça a donné 45 pages au procès-verbal qui était à la disposition des juges. Je me suis assis dans le fauteuil en face de ces deux dames, juges d'instruction… Elles m'ont signifié, sans même me poser une question, trois motifs de mise en examen, avant même d'avoir répondu à quoi que ce soit. »
LES FAITS : Selon Europe1, le procès-verbal faisait en réalité 8 pages et non 45 (le reste consiste en des textes procéduraux). Les questions avaient été posées longuement par des officiers de police judiciaire, et les juges n'ont fait que respecter l'article 116 du code de procédure pénale à la lettre : à la fin de sa garde à vue, le justiciable est conduit devant le juge, qui lui notifie, le cas échéant, sa mise en examen.
Donc ouais, ils sont pas venus le chopper à 2 heures du matin chez lui comme un voyou. Ils l'ont choppé le matin, interrogé toute la journée, puis amené devant le juge. Je vois pas comment on pouvait faire autrement, parce que sinon il aurait en GAV toute la nuit et il aurait encore plus fait croire qu'on l'humiliait 