"Concernant le sens absolu, puisque tu ne crois pas qu'il en existe un, penses-tu qu'il existe malgré tout une sorte de "détermination naturelle", un sens "par défaut" établi par la nature humaine, qui ne peut que nous conduire vers une certaine époque ultime, par exemple faite d'êtres immortels ayant percés tous les mystères de l'espace-temps, de la biologie et de la psychologie, voire même de la philosophie et de la politique, et qui feraient alors des tournois de jeux vidéo?
En d'autres mots crois-tu au déterminisme, Zeldorette, et as-tu confiance en lui? Un homme peut-il faire le moindre choix véritable et personnel, dans sa vie?
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En gros, tu me demandes si je crois (comme toi en somme, c'est ça ?), s'il y a une détermination naturelle de l'homme qui le mènerait naturellement vers un espèce d'âge d'or (en tout cas s'il suit sa nature), qui serait comme une fin de l'histoire ? C'est difficile à dire, ça repose beaucoup sur la foi ce que tu me demandes, plutôt que sur la raison. Je veux dire: si on regarde l'histoire passée, on ne trouve pas spécialement d'indices d'une telle détermination, mais pas d'indices du contraire non plus. Du coup, ça repose surtout sur des convictions toutes personnelles je trouve. Et j'aurais tendance à dire que je n'y crois pas, quoique ce ne soit pas un non définitif (et que je crois en revanche bien à une progression des choses, mais qui serait infinie, car j'ai peu tendance à grosse à une fin définitive et absolue à une chose, à une réponse définitive et absolue à une question, donc une fin de l'histoire, une époque ultime, j'ai du mal à accepter l'idée).
"En d'autres mots crois-tu au déterminisme, Zeldorette, et as-tu confiance en lui? Un homme peut-il faire le moindre choix véritable et personnel, dans sa vie?
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Sur le déterminisme, j'aurais tendance à dire qu'il n'y a en effet pas de choix véritable et personnel, car nos choix sont motivés par des choses qui sont elles-mêmes causées par autre chose sur lequel nous n'avons aucune maitrise. Donc le destin inclut je pense le libre-arbitre de l'homme en lui. Ce qui exclut donc le fatalisme aussi, car il y a bien un libre-arbitre, mais un libre-arbitre compris dans autre chose de plus grand. Concrètement, quand dans la vie quotidienne je fais un choix, c'est moi qui le fait, mais je le fais en fonction de quelque chose qui m'échappe, donc ce n'est pas entièrement moi qui le fait. Mais puisque réfléchir éternellement là-dessus m'empêcherait de faire le choix, j'accepte que mon libre-arbitre soit compris dans le déterminisme et je fais le choix comme si c'était moi qui le faisais vraiment et complétement (même si c'est faux).