Bayrou assume le risque de passer des élections législatives très difficiles.
Mais il table sur un désaveu du gouvernement Hollande dans 1 ou ans, lorsque les choses sérieuses auront vraiment été mises sur la table.
Faut pas oublier que l'adhésion de Hollande est très fragile. Les sondages électoraux ont montrés que seulement 50% avaient votés pour lui pour qu'il devienne président. Les autres, uniquement pour éliminer Sarkozy.
En fait, Bayrou a été victime de l'anti-sarkozysme. Et à ce jeu, Hollande a été perçu comme le choix numéro un pour éliminer Sarkozy (même si Bayrou battait aussi Sarkozy, mais les sondages avaient pas le droit d'être révélés publiquement).
Les gens voulaient éliminer Sarkozy ? Ils votaient Hollande. Pour beaucoup, ça s'est réduit à cela, et Bayrou et son programme complexe et plus intellectuel que les autres en ont vraiment souffert.
De fait, je pense qu'une part non négligeable de l'espace entre Hollande et Bayrou est volatile, et est prête à re-switcher pour Bayrou (comme en 2007 face à Royal) lorsque la situation sera vraiment explosive pour Hollande.
Le tout sera de "survivre" d'ici là. Et tenter de réunifier le Centre, même si le parti Radical semble dangereux à vouloir faire cavalier au centre.