Que sommes-nous ? Un puzzle, composé de chaire, d’os et d’eau. Un amas de cellules plus infimes les unes que les autres, de pauvres micro-organismes constituant et régissant tout notre corps, qui sommes-nous ?
Au-delà de ces molécules aléatoirement empilées, crée au fil des années par de simples mutations, l’homme se caractérise par son habilité a raisonné, a pensé, à prendre conscience de ses acquits perdurant a l’intérieure des manuelles d’histoire que l’on s’affaire à inculquer à nos petits. Mais raisonné, a quoi bon ? S’obnubiler devant des écrans, se demander pourquoi l’on vit, devenir dépendant des vices quotidiens comblant ainsi le vide de notre existence, un vide immoral et intemporelle que l’on masque par le biais de ces futilités. Sans son environnement, l’homme est creux, il raisonne à vide, rien de plus que des chaires ingrates et des os vieillissant. Il comble son ennui fatidique par le matériel, par ce besoin inexorable de vouloir, encore et encore, un attrait toujours plus nourrit par le rêve insidieux qui nous conduit à notre perte, un besoin d’avoir, un besoin de posséder.
Il y a quelques centaines d’année, nous étions réunis au sein d’un colisée, pour voir mis a mort, un de nos semblable, un de nos frère bien aimé. Nous baignons dans le sang, cela nous abrutis, nous brutalise. L’homme se targue de pouvoir réfléchir, mais pour pouvoir mieux s’entretuer par la suite, le XXème siècle en est le plus sanglant témoin. Notre aptitude a évoluer est complétement désuète, effacé par notre nature possessive et destructrice, on jouit des bienfaits du meurtre. Irréaliste pour certain, idyllique pour d’autre, tout homme a déjà pris plaisir a tué, que ce soit des insectes ou un tas pixels. Perpétuant toujours les mêmes erreurs, on répète sans cesse le passé, en leitmotiv, comme la bobine d’un mauvais film qui salit et entache un monde déjà bien usité par notre misérable existence qui s’appauvrit.
Alors qui sommes-nous ? Rien de plus, rien de moins que des animaux.