Pour ceux qui se soucient encore un peu du marché du JV, au milieu de la guérilla futile livré sur les restes de l'hégémonie sonyesque par deux géants humilié par des noobs apellés casuals.
Mitch Lasky, Ancien VP Du Mobile & Online d'EA.
"Electronic Arts est dans le mauvais marché, avec la mauvaise structure et la mauvaise équipe, mais ils semblent penser malgré tout que ça va être une douce transition du support physique vers la distribution numérique. Une idée à revoir complètement. {...}
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John Riccietiello, le PDG d'EA, a pris les rènes de l'entreprise il y a presque exactement 3 ans. J'étais un cadre sénior là-bas avant le retour de JR, et j'ai eu un certain nombre de discussions avec le PDG de l'époque, Larry Probst, sur la stratégie à suivre. {...} Je pensais que le marché du jeu vidéo avait connu un début de mutation dès 2004, un changement qui nécessitait une réponse immédiate et décisive. {...}
Ils ont vu planer le dilemme du pionnier aussi clairement que n'importe quelle autre entreprise dans l'industrie vidéoludique, et ce dès 2006. Ils n'ont seulement pas été assez courageux pour agir en conséquence. {...}
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Le vieux modèle sur lequel se base EA est une sorte de tabouret à trois pieds. 1) Le marché du jeu de sports, bénéficiaire 2) Les jeux à licence qui produisent des hits sur un rythme moins régulier et 3) une collection de propriétés numériques et de partenariats de distribution. De tout cela, il n'y que le dernier pied du tabouret qui est resté intact. Sans les propriétés numériques et les titres distribués par EA, ils seraient noyés dans les problèmes {...}
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Mais l'échec le plus cuisant de la stratégie de Riccitiello a été la division EA Games. JB a parié son poste sur la capacité d'EA à "croître malgré la transition" vers la distribution numérique en sortant des gros titres sur support physique. Ils pensaient vraiment qu'ils avaient une dizaine d'années pour faire cette transition. Je pencherais plutôt vers 2-3 ans. {...}
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En valant moins de 4 milliards de dollards, il est remarquable que personne ne se soit présenté pour les achever avec une acquisition. De toute évidence, Disney les surveille depuis longtemps, depuis les années 90 où jai travaillé dans les bureaux de la souris. Et il y a ces entreprises chinoises, comme TenCent, qui pourraient facilement gober Electronic Arts.
Il est tout aussi étonnant que le comité d'administration continue à soutenir l'équipe dirigeante, en dépit de cette débâcle. Depuis que JR a pris le contrôle, l'entreprise a gâché plus de 11 milliards de valeur de marché. Alors évidemment, une partie de cela est dû à l'érosion générale du NASDAQ, mais Activision a connu des effets bien moins marqués, malgré la récession. {...}
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Il est particulièrement dur de flinguer une entreprise qui génère 4 milliards de chiffre d'affaire. Mais avec une performance boursière faible ou inexistante depuis le troisième trimestre 2003, pendant combien de temps les investisseurs vont-ils continuer à espérer et espérer encore un changement décisif ?"
Le billet publié par Mitch est une mine d'informations très intéressante sur les rouages d'EA, qui vous permettra de mieux comprendre pourquoi l'éditeur en est à vendre des micro-contenus par micro-transactions pour capitaliser maladroitement sur ses licences sportives.