"Bing s'avère donc assez prometteur, mais arrivera-t-il à s'imposer face à Google ? A priori, les habitudes semblent bien ancrées. Pour l'écrasante majorité des utilisateurs, les termes « Google » et « recherche » sont intimement liés, si bien qu'il ne leur viendrait même pas à l'idée d'utiliser un autre moteur de recherche. Néanmoins, plusieurs statistiques pourraient bien jouer en faveur de Microsoft. Il semble illusoire de voir Bing inverser la tendance et devenir le moteur de recherche majoritaire, mais on pourrait tout aussi bien prendre l'exemple d'Internet Explorer. Il y a encore cinq ans, il semblait absolument impensable qu'un autre navigateur web ait la moindre chance de s'imposer, et l'association d'idées était la même : pour le grand public, Internet était une icône représentant un E bleu cerclé d'un anneau. 5 ans plus tard, Mozilla Firefox atteint des parts de marché de 50% dans certains pays comme l'Allemagne. Les raisons qui expliquent la progression de Firefox se résument essentiellement au manque de sécurité d'Internet Explorer, et son absence d'innovation. De même, on pourrait imaginer qu'une partie des utilisateurs finissent par se lasser de Google. Les premiers chiffres d'utilisation de Bing semblent aller dans ce sens : si Google est encore très loin devant Bing, on a pu noter une remontée de la part de marché de Microsoft depuis son lancement : d'environ 9 % à la « fin de vie » de Live Search, on est passé à 11% au cours de la semaine de lancement de Bing et, apparemment, 12% la semaine suivante. Contacté par nos soins, Microsoft France se refuse à un enthousiasme prématuré. Pierre Harand, Directeur des services Internet grand public, préfère parler pour le moment d'une simple curiosité due au lancement d'un nouveau service et estime qu'il est beaucoup trop tôt pour en tirer la moindre conclusion. Sa prudence semble être partagée par Steve Ballmer qui s'est récemment exprimé à ce sujet. Dans tous les cas, si ce score n'a pas encore de quoi inquiéter Google, il pourrait en revanche se rapprocher dangereusement de celui de Yahoo, actuellement bon deuxième avec une part de marché d'environ 20%. Et de voir planer à nouveau l'ombre de Microsoft sur le moteur de recherche emblématique..."
En tout cas Yahoo je trouve que c'est bien nul.