Gui-Zhang entra alors dans le bar :
- Et mais, c´est qu´on fait la fête sans moi ici, c´est aps bien ça !
- Mais où t´étais passé ? dis Roger.
- Bof, j´avais queqlues contre-temps, répondit Gui.
- Et amis je vois que thanathos est revenu ?
- Ouais, dit Anthracite, la mine déconfite.
- Et mais c´est du Brassens, qu´on entonne, là ? Non ?
- Yep ! fit Thanathos.
-Bon aon va se joindre alors à cette chason. Il me semble que les copains d´abord sied merveilleusement bein à la situation.
Et Gui-Zahng, tout joyeux qu´il était, se mit à chanter, sous les yeux écarquillés d´Okéanos :
"Non ce n´était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu´on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il navigait en père peinard
Sur la grand´mare des canards
Et s´app´lait "Les copains d´abord"
Les copains d´abord
Non, ce n´était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau,
Qu´on se le dis´ au fond des ports,
Dis´ au fond des ports,
Il naviguait en pèr´ peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s´app´lait les Copains d´abord
Les Copains d´abord.
Ses fluctuat nec mergitur
C´était pas d´la litteratur´,
N´en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses mat´lots
N´étaient pas des enfants d´salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d´abord.
C´étaient pas des amis de lux´,
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrh´,
Sodome et Gomorrh´,
C´étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boeti´,
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d´abord.
C´étaient pas des anges non plus,
L´Evangile, ils l´avaient pas lu,
Mais ils s´aimaient tout´s voil´s dehors,
Tout´s voil´s dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C´était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor,
Aux copains d´abord.
Au moindre coup de Trafalgar,
C´est l´amitié qui prenait l´quart,
C´est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Qu´leur bras lancaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d´abord.
Au rendez-vous des bons copains,
Y´avait pas souvent de lapins,
Quand l´un d´entre eux manquait a bord,
C´est qu´il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l´eau n´se refermait,
Cent ans après, coquin de sort !
Il manquait encor.
Des bateaux j´en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui´ait tenu le coup,
Qui n´ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s´appelait les Copains d´abord
Les Copains d´abord."
- Ouais tous avec moi ! fit Gui, un peu rtidicule...