Pour commencer voilà un p´tit texte de rien du tout, sans prétention aucune, 5 autres plus fouillés suivront.
Celui là, c´est pour planer, vu que je l´ai fait en 10 minutes :
- Voyage au bout de la nuit -
"Lors d´un voyage aux confins des obscurités,
Progresser, quand douce est la soirée,
Exulter sous les cieux estompés,
Des étoiles, orner sa destinée,
Agrémentés de futilités,
Bien trop chargées,
Et attristées,
Nuitée,
Orées,
Haine,
Et peine,
S´enchaînent,
Telle une rengaine,
Il n´y a de phénomène,
Voyez plutôt quelque noumène,
Sous la lune, jaspe, ronde et pleine,
En enfouir les vestiges, fuir vers ton Eden,
Pour qu´enfin, la nuit oubliée redevienne reine."
L´axiomatique.
tres bonne maitrise de l´espace et du texte
)
bravo
LAN DI (1ere partie)
prologue 1966 pendant la révolution culturelle
dans un village de moyenne importance les décombres d´une maison terminent de se consumer la nuit tombe ,un petit garçon de dix ans au milieu des cendres est à genoux .Les yeux au ciel il pleure sa douleur ,les soldats ont emmené ses parents et sa soeur loin de lui ;il sait qu´il ne les reverra plus ;les soldats ne l´ont pas emmené car il s´est caché ;il pleure toutes les larmes de son corps et un sentiment nouveau et dévastateur s´éveille en lui et dévaste tout en son coeur :il vient de découvrir la haine !
comme en réponse le ciel sombre gronde ,un éclair au loin zèbre l´horizon ,des gouttes de pluies tombent doucement puis cascadent sur les épaules de l´enfant ;celui ci hurle alors :"père ,mère ces chiens payeront ! ils payeront pour ce qu´ils vous ont faits !ils payeront pour ce qu´ils font subir à la Chine !
une vieille femme ,une voisine attiré par les cris ,s´est approché ,voyant ce qu´il en était et prise de pitié elle entoura le petit garçon de ses bras et lui dit " viens Lan Di ne reste pas ici ,il n´y a plus rien à faire ...."
(à suivre)
Ah, j´attends de voir la suite à cette vision de Lan-di...
Ton histoire est prenante Thanathos, c´est tres bien amené et l´idée de l´induire sous la révolution culturelle est bien trouvée.
Par contre, vu que tu vas parler de "l´art ancien", ne parle pas de Kata ( c´est japonais ). Et le terme "Kung Fu", veut dire en chinois "effort intense, labeur". C´est Bruce Lee, qui quand il s´entrainait, a qualifié ses entrainements de "Kung Fu", donc de "Labeur".
En fait l´art martial sacré chinois se nomme "Wushu" ou "Wu Shu", ce qui veut dire "Art martial", et se divise en trois branches pricipales : Le Wing-Chun ( tres accrobatique ), le Shaolin ( Bouddhiste et rapide ) et le Taî-Chi Chuan ( lent et spirituel ).
Voilà ce qu´est le Wushu ou appelé par les occidentaux "Kung Fu".
J´espère que ça t´aidera pour la suite de ton histoire, qui se révèle passionnate.
C´est clair qu´il maîtrise en la matière avec Gui...
Et ben! On en apprend des choses!
Superbe cette histoire de Lan-Di, Thanathos!
Et très original ce petit poème Gui, bien que cela ne soit qu´un "amuse-gueule" ;)
LAN DI 3eme partie
la meme province 1973
Lan Di était seul dans la petite maison du vieux maitre .assis en tailleur à meme le sol il méditait .le vieux maitre était mort dans son sommeil 3 mois de cela .et Lan di se remémorait ces dernieres années :l´entrainement dur et rigoureux ,le vieux maitre se montrant souvent sévère et exigeant "la maitrise complète de l´art ancien est à ce prix" disait il toujours ,un entrainement qui commençait tot le matin et se poursuivait presque sans interruption jusque tard dans la soirée ...Lan di avait appris à harmoniser son corps et son esprit et à s´accorder avec la nature et l´espace qui l´entouraient ,il avait appris à exploiter son corps au maximum de ses possibilités il avait appris par coeur les techniques de combat de l´art ancien et les avaient travaillé à fond chacunes d´entre elles ,car chacune d´elles participait à un ensemble d´action chacune d´elles était indispensable . il était désormais capable de les appliquer ce qui faisait de lui l´homme le plus fort et le plus dangereux de la Chine voire du monde l´enseignement de son maitre ne s´était pas limité là ;il avait aussi achevé son instruction lui enseignant les mathématique ,l´histoire de la Chine ancienne et milles autres choses que Lan di dans sa candeur et sa jeunesse n´avait pas soupçonné notamment le role que les occidentaux -les anglais-avaient joué dans la guerre de l´opium qui avait fragilisé la Chine et la courte invasion des japonais qui avait parachevé de faire chanceler l´empire sur ses bases son vieux maitre lui avait enseigné la philosophie chinoise et lui avait fait lire les rouleaux de sun zi sur l´art de la guerre Lan di d´un prime aabord s´était montré sceptique ,son maitre l´avait sermonné "si ton intention est de restaurer la splendeur de la Chine il te faudra plus que la maitrise de l´art ancien ,savoir combattre ne suffit pas tu doit apprendre à raisonner .tu ne peux prétendre a faire évoluer le cours des choses seul ;il te faudrait le pouvoir d´un dieu ou d´un démon ,l´art ancien te placera au dessus des autres hommes certes mais ne t´octroiera pas la divinité ou la symphatie subite de tous pour atteindre ton but ultime tu auras besoin d´amis sinon d´alliés ,tu auras besoin de savoir commander ,planifier des stratégies ,inspirer la confiance et le respect à ceux que tu rencontrera ..."
Lan Di s´était rendu aux arguments de son maitre et avait étudié les rouleaux .
Lan Di était désormais agé de 17 ans il avait beaucoup changé en l´espace de 4 ans il n´était plus le jeune garçon malingre etaux yeux fièvreux qui s´était présenté essouflé chez le vieux maitre ;c´était désormais un jeune homme de bonne taille au corps mince et félin dont les muscles endurcis par l´entrainement étaient secs et noueux ça et là quelques cicatrices couturaient le corps de lan Di révèlant toute la dureté de l´entrainement et toute la force de volonté qu´il lui avait fallu pour perséverer le visage de lan di était d´un ovale parfait ,ses traits étaient énergiques ,nobles voir impérieux sa chevelure longue et noire pendait en un longue natte soigneusement entretenue ses yeux étaient sombre comme le ciel étoilé et paraissaient percer dans le secret de votre àme son regard annonçait un homme de caractère ,doté d´une énergie et d´une volonté retenues à grand peine ,ses levres étaient mince et serrés en un pli décidé Lan Di était très beau mais son visage était toujours sévère ce qui impressionnait toujours les gens , quelques pères de famille du village avaient présentés leur filles a Lan Di pour un mariage voyant en lui un gendre idéal quoique désargenté et lorsqu´il se promenait dans les rues ou la campagne du village Lan Di avait remarqué que plusieurs des jeunes filles le regardaient et lui souriaient . Lan di refusa poliment toutes les propositions de mariages ,son ambition pour venger ses parents et restaurer l´ancienne Chine n´ayant pas disparus ;d´ailleurs le vieux maitre étant mort Lan di ne voyait pas de raisons de s´attarder ;il avait donc décidé de partir de la région et parcourir la Chine espérant trouver des gens partageant ses idéaux ,espérant un jour chasser le régime populaire de Chine et réinstaller les valeurs d´antan
Lan di préparea son maigre bagage et et jeta un dernier regard sur les lieux vides ,pensant à ce qui avait été un deuxième foyer et a celui qui avait été comme un second père à celui qui lui avait fait don d´un trésor extraordinaire qui allait bouleverser sa destinée
"merci vieux maitre "
Lan di quitta les lieux ne sachant encore quel destination ou aller
à suivre
T´écris tout tes textes comme ça te viens ou bien tu les prépare?
La suite:
Rencontre avec le Maître.
Leurs regards convergèrent vers l´homme qui avait prononcé ces paroles fermes.
Il se tenait en haut de l´escalier et fixait le jeune homme de ses yeux sages et paisibles, tout en se dirigeant sans hâte vers lui.
Agé d´une soixantaine d´années, il était imposant dans sa robe de satin rouge cousue d´or et mettait une touche de vivacité dans cet hangar froid et lugubre.
Gui Zhang abaissa les bras, le regarda avec étonnement, puis prit l´air renfrogné.
Mon très cher père...pensa-t-il sans trop de conviction.
"Maître Chen", prononça-t-il tout haut, sans conviction non plus.
Il observa d´un air méfiant et distant la scène qui se déroula alors devant lui, tout en restant le plus près possible de son père, juste au cas où l´intru se montrait violent.
Après tout, il était là pour ça....songea-t-il en fermant les yeux un instant.
Lorsqu´il les rouvrit, le Maître et l´intru se dévisageaient avec respect, avant d´engager la conversation.
Tiens tiens! Il semblerait que ce jeune collegien à la coupe de hérisson, Ryo Hazuki, ait déjà essayé de prendre contact avec le Maître, sans succès bien sûr!
C´est qu´on approche pas mon père si facilement!
Surtout depuis la tentative d´assassinat dont il a été victime il y a 3 ans de cela, devant ce hangar par un soir de pluie...
Les actions anti-mafieuses de la famille Chen gènent beaucoup de crapules et c´est pourquoi lui, Gui Zhang, avait proposé à son père d´être son garde du corps personnel, tout en apprenant à lui succéder.
Si ce soir là, Gui Zhang n´avait pas été présent, son père serait à l´heure actuelle au fond de la baie, les pieds dans du béton.
Son coeur se serra à cette idée....
Perdu dans ses pensées, il se souvint alors de la présence des 2 hommes.
Il écouta alors avec intéret les histoires évoquées entre son père et le jeune homme: celle d´une lettre d´un certain Zhu Yan Da, d´un mirroir provenant de Chine et dérobé par un mystérieux combattant chinois du nom de Lan-Di. Cet homme avait assassiné le père du jeune japonais...
Lan-Di.
Ce nom, Gui Zhang le connaissait, il était synonyme de danger. Il ne parvint pas à se souvenir où il l´avait entendu prononcé, mais savait qu´il était lié aux Mad Angels.
Il serra les poings mais ne dit rien.
Le jeune homme semblait désespérement avoir besoin d´aide et de renseignements et commença à se montrer par trop insistant au gout de Gui Zhang, malgré la compassion que celui ci éprouvait vis à vis de cet orphelin.
"Vous n´êtes pas obligé de lui en dire plus père!", intervint-il alors en faisant un pas en avant.
Le mot "père" sembla étonner l´intru.
Maître Chen arrêta son fils dans son élan et expliqua qu´il devait tenir la promesse faite à son ami Zhu Yan Da.
Il se tourna doucement vers ce Ryo Hazuki et lui parla d´un 2eme mirroir, celui du Phoenix, qui pourrait bien se trouver caché quelque part chez lui. Le jeune homme prit une fois de plus l´air étonné.
Le Maître lui conseilla alors de retrouver cet objet précieux puis de revnir ici, en téléphonant avant, bien entendu.
"N´oubliez pas le mot de passe!", lanca-t-il avant que le japonais ne s´en aille.
Après que la porte du hangar se soit refermée, le père et le fils se regardèrent un instant.
A suivre....
j´écris un peu comme ç a me viens en fait !
C´est vraiment tres bien !
La vision de la Chine est fidèle. Cependant on voit que tu n´es pas communiste toi. La révolution culturelle a beaucop apporté à la Chine que nous connaissons. Et je ne suis pas d´accord sut touts les points politiques que tu abbordes, mais ce n´est pas le sujet, donc on s´en fout.
Ceci dit, j´attends beaucoup la suite.
Moi ca viendra bientôt.
Fort bien imaginée cette histoire! Ce n´est pas non seulement l´histoire de Lan Di, mais aussi l´histoire de la Chine!
Mais Lan Di faisant de la politique......Bref!
La dernière scène me fait pensée à "Ken le survivant" ![]()
(Bon, il semblerait que mon texte soit passé inaperçu
)
Laisse moi deviner ... ca te fais penser a :
"tu ne le sais peut etre pas tu est deja mort"
Quand a l´histoire elle est excellente ! Bravo thanathos !
Mais non Anthracite, ton texte est tout aussi excellent, c´est seulement que je voulais réagir sur la Chine.
Moi je trouve bien que l´histoire de Lan Di ait des causes politiques, ça contextualise l´histoire et la crédibilise, cependant c´est un terrain glissant...
Allez on continue...
Aïe aïe aïe ! J´ai honte de poster mon texte ridicule après le vôtre mais j´avais dit que je participerais alors voila :
Savoureux comme de l´alcool mais on en devient pas ivre
Le joueur est comme un lecteur devant un livre
Ou l´auteur le tient en haleine.
L´histoire parfois lui fait de la peine
Mais la plupart des fois elle le remplit de joie.
Les sensations qu´il éprouve le mettent en émoi
On ne peut pas resister a la saga
You arcade, chaîne hi-fi, figurines et canettes de soda
Sont les ressources où Ryo puise son énergie
Pour nous faire vivre une aventure pleine de péripéties
Car il recherche Lan di, l´assassin de son père
Et pour cela n´hésite pas à faire taire
Autre Chai, Mad Angels et gringalets
Qui l´empêchent d´accomplir sa destinée
C´est tout ça qui nous rapproche de la réalité
Shenmue c´est le meilleur jeu du monde et ca, c´est une fatalité.
Bon c´est mon premier poème que j´ecris alors soyez indulgents et ...
... votez pour moi ;) ! lol
PS: Comment vous faites pour écrire autant ???
- La légende - tome 1
An 986 :
"Les cieux étaient obscurcis.
Dans le palais sombre, la lumière avait fuit devant les ténèbres.
Plus rien ne préservait l´immense cité du chaos et de l´effroi.
La forteresse dominait, inquiétante. Elle présidait dans cette contrée dévastée et ravagée par l´horreur. Elle reposait sur une base rocailleuse, où la seule végétation était constituée de ronces et de cyprès agonisants.
La joie était exclue.
Depuis longtemps, le soleil ne se levait plus sur les champs d´Omeï.
La nuit était éternelle et souveraine. Seuls de violents éclairs risquaient déchirer cette obscurité permanente.
Dans la grande salle principale, un trône accueillait une silhouette étrange. Les nombreuses colonnes noires soutenaient la voute sombre de cette triste architecture. Les murs étaient sales, tachés de sang sêché. Le sol était comme vivant, comme une peau infectée d´immondices démoniaques. Des peintures écaillées ornaient les façades inquiétantes. Et de nombreux soldats rasaient ces murs maléfiques.
Un homme entra dans la salle, il semblait de grade superieur, car son uniforme différait des autres légionnaires. Un heaume recouvrait son visage, mais on pouvait voir ses cheveux noirs, s´échapper de ce casque d´airain. A sa ceinture, un grand cimeterre dormait dans son fourreau de jais. Sa tunique était d´une soie élégante. De nombreuses médailles y étaient accrochées, évoquant ses grands actes. Il semblait dévoué et s´inclina, puis il dit :
- La victoire est acquise, Votre Emminence.
Chi You ne répondit pas.
Seul son souffle lent, assurait son éxistence. On aurait pu aisément le confondre à une statue.
Son visage restait mystèrieux. Le lourd capuchon recouvrait la moitié de son visage, laissant entrevoir des lèvres minces et closes. Ses mains étaient fines et reposaient sur les accoudoirs de pierre. Sa longue robe n´offrait aucun autre présent, car elle dissimulait l´intégralité de son corps. Sa couleur était unique et assombrie.
Nul ne pouvait se prétendre avoir vu son visage et pouvoir en témoigner. Ceux qui perçaient le secret de son regard, l´emportait avec eux aux cités des ombres.
- Nous avons vaincu, Maître, reprit le soldat. Le Royaume du Phoenix est défait. Celui du Dragon résiste, mais ce n´est qu´une question de temps.
- Voilà qui est appréciable, répondit le Démon.
Sa voix était incroyablement douce, incombait la confiance et évoquait la bonté.
Cependant, il n´avait pas bougé. Il conservait toujours la même position statique.
En retrait du trône, de part et d´autre, deux gardes impériaux accompagnaient la silhouette effrayante. Leur uniforme était d´un noir complet et brillant, leur ceinture d´un rouge pourpre. Leurs mains gantées, empoignaient de lourds sabres aux lames luisantes.
Puis, le soldat se retira.
La pièce recouvra son silence oppressant.
Chi You ôta sa capuche. Les deux gardes purent voir une chevelure plus noire que la nuit elle-même, elle reluisait dans les ténèbres de reflêts surnaturels. Cependant son visage restait indistinct, de cet angle.
Il souriait.
Bientôt, les cieux s´ouvriraient. La conquète pourrait s´accomplir et la cruauté se déverser au royaume du Soleil, la Terre.
Il fallait attendre désormais.
- Seigneur !
L´homme tomba sur les dalles blanches. Il se tenait le ventre où s´écoulait abondemment son sang frais. La plaie était profonde, il était perdu. Il sentait ses sens se dérober à mesure que le froid glacial l´envahissait.
Le Haut Commandant descendit de son siège de velours et s´approcha du blessé :
- Parles, mon ami. Hâtes toi de me révéler ton secret, je ne puis te mentir, ton souffle est le dernier. Révèles moi ce qui te pèses.
L´homme toussa dans une gerbe de sang et déclara avec peine :
- Nos confrères du Sud ont péri. L´Obscure a envahit les territoires d´Hen. Ce fléau immonde se répand comme la peste...
Ce fut son dernier souffle, étouffé d´une toux sanglante.
Le liquide rouge se déversait sur le sol immaculé.
Il y eut un silence, puis dans l´assemblée, un magistrat s´écria :
- Nous sommes tous perdus ! Chi You a vaincu !
- Ne prononces jamais son nom ici-bas, tu entends ! L´élocution même de son être peut corrompre nos esprits. Ne sous estime jamais son influence, encore moins sa puissance ! En aucun cas !
Le Haut Commandant s´était exprimé.
- Ecoutez moi, reprit-il. Notre destinée est serieusement compromise. Le Royaume du Phoenix est tombé. Nous sommes le dernier rempart contre l´apocalypse de l´Obscure. Il nous faut réagir contre ce despote, et au plus vite. La Terre ne doit échouer entre les cerres du Démon.
- C´est un peu facile, s´énerva un second magistrat. Le Sud est vaincu et les légions sinistres sont à nos portes. Le Phoenix à péri, et le Dragon subira bientôt le même sort. Que préconisez vous donc ?
- L´alliance !
Tout le monde se retourna.
Mais ce n´était pas la voix du Haut commandant, mais celle de Daon Li, conseiller suprême, qui venait de résonner.
- Notre reigne s´achève, la défaite nous accable. Qu´allons nous faire ? Attendre l´opposant et combattre en vain ? Dans l´attente d´une mort probable ? La puissance contre laquelle nous nous dressons, est immense et échappe à notre conception. Allions nous avec l´Obscure et conquierons la Terre ensemble ! L´espoir est oublié, collaborons dans un futur heureux et prospère. Je vous le dis à tous, pensez à l´avenir, au devenir de vos enfants. Allions nous pendant qu´il en est encore temps. Viendra l´instant où nous ne pourrons faire machine arrière et là, les conséquences de notre obstination seront désastreuses.
L´assemblée fut plongé dans un mutisme collectif. Tous ou presque savait que la fin était proche, et les dires de Daon Li transpiraient de vérité, de fatalité aussi. Mais une voix trancha ces réflexions :
- Pauvre imbécile ! interpella Tsui Chik. Crois tu réellement que l´Obscure nous tendra sa main corrompue ? Penses tu que son trône puisse nous consacrer une place au sein même de sa politique de terreur ? Es tu assez naïf pour le croire, Daon Li ? Il nous détruira comme il a détruit nos frères du Sud !
Puis, il s´adressa à l´assemblée toute entière :
- Avez vous eu vent des exactions perpétrées par ce démon ? Les hommes du Royaume voisin, furent massacrés jusqu´au dernier, les femmes violées puis tuées, les enfants déportés. La seule place que vous aurez en joignant sa cause, sera celle des nombreux esclaves qui nourrissent ses armées, ou au fond même de l´obscurité, dans ses cachots immondes, ou vous moisirez comme des insectes !
L´intendant et ami du Haut Commandant, avait toujours été un orateur exemplaire. Il savait captivé les foules. Il gagnait les faveurs du peuple en quelques phrasés. Son élocution n´avait d´égale que sa bonté et sa loyauté envers le Royaume.
Dans sa grande toge blanche, il avait défait les pitoyables arguments de ce collaborateur sans scruppules.
Daon Li se figea. L´insulte l´avait blessé mais il rétorqua :
- Ce seront vous les imbéciles, bandes de crétins aveugles et vieillissants, quand vous comprendrez quelle fut votre fatale erreur ! Lorsque votre dernier souffle expirera, vous vous souviendrez de mes conseils, pendant que moi, je me prélasserais dans le confort et la luxure.
Puis, il se tut soudainement, rougissant, comme si la honte lui fit prendre conscience de ce qu´il disait.
- Voilà donc toute ta noblesse, Daon Li ! Ton masque tombe enfin, révélant ton affreux visage.
Va ! Tu n´es plus digne de sieger dans cette assemblée.
Daon Li, éberlué et vexé de colère dit :
- Si tel est ton souhait Tsui Chik le sage, je m´en vais, mais saches que nos destins se croiseront bientôt et tu regretteras les propos que tu me tînt aujourd´hui. Tu les regretteras quand tu verras l´armée Obscure déferler sur vos terres saintes, sur vos petites réunions et sur ta demeure. Tu regretteras et tu comprendras...
Sur ce, Daon Li quitta les lieux sous les regards abbasourdis.
Tsui Chik, lui aussi savait qu´ils se reverraient et il en eu un léger frisson.
Et le temps pressait, il fallait trouver une solution, il réflêchit...
A suivre...
L´axiomatique.
C bizarre ton texte je l´ai deja lu juste avant le mien et maintenant il se retrouve apres j´ai des visions ou quoi ? Au fait j´intitule mon txt "SHENMUE" tout simplement mais pas "SHENMUE tout simplement" attention lol
Tu n´as pas rêvé, mais j´avais oublié un passage alors , je l´ai érazé, puis re-collé, c´est tout.