J´appuie sur le bouton "Power" de l´amplificateur. Je règle le volume assez fort et presse la touche "Lecture". Soudain le thème d´ouverture s´engage, baignant la chambre de sa maestria féérique.
Dehors, il fait froid mais la clarté du soleil est intense. La musique envahit la pièce, se déverse comme milles flôts merveilleux. Cet air, vous le connaissez, c´est celui du jeu qui nous réunit tous en ce moment même sur ce forum.
De la pointe éffilée de ma plume, je parle de choses et d´autres, épanche mes pensées, mes sentiments peut-être. Ce doit être l´exhutoire propre à ma conscience.
Les mots parviennent à traduire avec concision mes songes et mes idées. Je pense que la lecture apporte bien plus qu´une sensation visuelle ou olfactive, elle me permet de générer tout un tas d´impressions qui lui sont dues.
Immaginez un instant, touts les bienfaits de l´écriture et par conséquent de la lecture. Elle cultive votre immagination, alimente votre immaginaire, vous transmet le savoir et la connaissance, et se concrétise par moults émotions et sentiments colportés.
Mais ce qui reste le plus concrêt, se considère par la notion du voyage.
Je m´explique.
Il n´éxiste de moyen plus économique de voyager, de s´évader par la lecture et c´est pourquoi on dit que le livre est l´avion du pauvre, son tourisme. Alors il est vrai que vous n´aurez les petits plus visuels et l´émmerveillement arboré face la somptuosité d´un coucher de soleil sur les montagnes de Zu en Chine par exemple, mais votre mode de pensée peut vous l´apporter et s´autoréguler sur ce principe. Le fait est, que le royaume du virtuel peut supplanter celui du réel.
Un exemple très simple où chacun pourra se situer, est celui de Shenmue.
Pensez un peu, vous insufflez le souffle électrique dans votre chère Dreamcast et vous vous retrouvé projeté dans une existence hors norme, vêtu d´un lourd blouson de cuir, les poches bondées de cassètes, photos, figurines et autres calepins. Vous vous appropriez une nouvelle vie, comme si vous chaussiez de nouvelles pompes. Ainsi vous jouissez des plaisirs de ce brave Ryo, souffrez de ces peines.
Mais, pourquoi éprouvons le besoin de nous retirer dans ces lieux parallèles et fantastiques ?
Serais-ce pour complaire une insatisfaction, ou pourvoir à nos envies les plus enfouies, les plus disséminées dans notre subconscient ?
Fuir dans l´irréel pour mieux affronter les contradictions de la réalité. Pas si sûr.
On devient un être à part entière, avec ses parts de responsabilité, ses objectifs et ses devoirs, ses tracas, ses amis, ses ennemis, ses amours, ses joies et ses chagrins...
Une échapée onirique, vidéo-ludique, en venant à substituer notre quotidien, trop quotidien. Au fond l´envie est légitime, pourquoi se satisfaire d´une existence pauvre en rebondissements ou en évenements, morne et monotone, quand on nous offre ce à quoi aspire un homme dans sa vie, à savoir aventure, quête, amour, amitié... Est-ce bien là, ce à quoi aspire un individu ?
Sommes nous si différents au fond ?
Je constate que nous nous retrouvons tous dans le poste qui nous est chu dans le jeu. Mais est-ce un moyen pour nous faire prendre conscience de ce qu´il nous faut acquérir, de ce qu´il nous faut concquérir ? Pour nous faire prendre conscience des realités, des nécéssités premières que caractérise l´existence. Prendre conscience de la réalité aux moyens virtuels ?
Certains vous diront que la vie vaut la peine d´être vécu pleinement, profiter du tout, ou ne rien vivre. Tout ou rien en un sens. Ceux-là vous expliqueront que tout doit être pris en considération, pour mieux jouir des plaisirs existenciels, ou alors ils prêcheront la sauvegarde du silence et de l´ignorance.
C´est un fait.
La notion du "tout" et du "rien". Faut-il aller jusqu´au bout de ses actes, pensées ou convictions ? Ne rien faire à moitié ? Ou alors, l´homme peut-il se contenter d´un juste milieu, un compromis entre ces deux extrèmes.
D´autres vous diront, que la vie est un juste équilibre entre ces deux pôles, où tout n´est pas si simple ni manichéen, où les contrastes et les nuances dominent ; ou ces deux antipodes se confrontent pour générer ce statut qui oscille inlassablement.
C´est une conception que je rejoins en certains points seulement, quant à la nature humaine, les degrés de personnalité, de gentillesse, de méchanceté, d´amitié et même d´affection. Ce qu´il nous faut comprendre, réside dans l´idée que tout n´est pas noir ni blanc, obscure ou lumineux. Ca peut paraître simple, mais beaucoup de gens, et plus qu´on ne le croît, errent dans cette attitude bornée.
Alors il est important de savoir si oui ou non l´homme peut se contenter, se contenter du bonheur qui lui est offert, du confort dont il jouit, ou s´il ne peut se contraindre à aspirer à meilleur encore.
Pouvons nous, nous contenter ?
Me concernant, la négativité de ma réponse quant à cette question m´afflige et m´attriste.
Car ce à quoi j´aspire est pourtant le fruit du bon sens humain.
"Sentir le souffle chaud d´une princesse à mes côtés lorsque je m´endors, voir mes enfants gambader dans le jardin, la bouche barbouillée de confiture, m´évader vers de nouveaux horizons, voir le soleil sous un angle autre, embrasser les cultures qui parsèment le monde..."
Est ce trop demander pour le rêve d´un seul homme ? Il faut croire que oui.
Ce qui est sûr, c´est que je réaliserai au moins une de ces idées, à commencer par la trop oppressante grisaille qui assaille mon coeur, la routine qui me consumme chaque jour plus douloureusement.
En fait, le virtuel et le réel se confondent constemment.
C´est comme dans un jeu, où je préfère mener ma barque comme je l´entends avec une quête non-linéaire, où je pourrais décider, quand bon me semble, quel chemin choisir. Alors je vous vois déjà venir en me certifiant que votre destinée vous est controlée ? C´est peut-être vrai en effet, quand vous hésitez à acheter un pull vert d´un bleu.
En ce qui me concerne, le bilan est consternant. Et certains me diront éxalté...
La différence est infime quand on y songe serieusement.
Alors les moyens qui permettent à mon âme de s´éclipser, de vagabonder à sa guise, restent cependant superficiels, voir factices. Le cinéma appartient à cette catégorie, mais il a pour seul vertue de me faire prendre conscience de l´amertume de l´existence, de sa fadeur sans saveur.
Quant à la lecture, c´est d´autant plus vrai car plus concis, plus précis.
Il y en a déjà qui me diront que leur destin les satisfait pleinement, mais laissez moi sourire.
Fut un temps, tristement révolu, je le concède, où je rêvais, penché à ma fenêtre, contemplant les étoiles, mais j´ai très vite compris quelles étaient mes illusions et dés lors, mes songes d´espoir partirent en une fumée noire et opaque.
Ceraines valeurs ne sont plus de notre époque. Confiance, loyauté, amitié, aide et sentiments se perdent ou se meurent. Je pense que tout être a, un jour, éprouvé cette impression et c´est pourquoi la gente humaine est si crispée, si tendue. Chacun cherche à baiser l´autre et du coup le nombre de gens qui demeurent nobles et vrais dans leur nature s´amenuit considérablement face à toute la concurrence qui régit le monde et ses béligérents.
Vivre pour demain et la perte des valeurs, voilà deux sources de notre déclin.
S´il éxiste une contrée, où ces valeurs perdurent, où ces vertues scintillent, qu´on m´indique longitude et latitude, je cours faire mon sac de suite. Cessons donc l´utopie futile.
Ajoutez à cela une troisième notion qu´est l´individualisme et vous obtiendrez l´affligeant constat de notre ère contemporraine.
Individualisme qui ne m´ommet malheureusement guère.
Individualisme qui nous fait agir par intérêt, certes à des degrés différents, mais la démarche est la même. Alors qu´on m´épargne la compassion faussée et autre condescendance accrue qui pourrissent les individus.
A me lire, on pourrait croire que tout me révulse, c´est faux mais seulement comme Booba le dit un jour, plus je connais les hommes, plus j´aime mon chien. Je crois que je n´en ai plus rien à foutre de mon prochain et je l´avoue ouvertement, non sans tristesse.
Quand on nous impose trois minutes de silence dédiées aux cinq milles morts des deux tours, je le déplore comme chacun de nous, mais ô combien moins que le trépas des millions de victimes dans le monde, qu´il soit irakien, rwandais, afghan ou encore vietnamien, et le plus souvent perpétré par le soi-disant gendarme de notre chère planète. Et on ne parle plus de ces bombardements massifs quotidiens car ils sont classés dans les "faits divers" donc acceptés en fait. L´ignominie de tout ceci se concrétise par la banalisation de ces horreurs de touts ces conflits ethniques et religieux. Ce doit être pour cela que je ne regarde plus la télévision ( et aussi à cause de pop-star et autre star-academy... ).
Mais d´un autre côté, on ne peut s´arrêter de vivre pour toutes ces victimes qui nous sont inconnues.
On ne peut sauver tout le monde, c´est pourquoi il faut songer à se sauver en premier, puis vient ensuite sa famille et ses proches.
L´idée de ma vision du monde est sombre mais honnète.
Je cesse de penser une seconde et laisse vaquer mon esprit un instant dans les limbes de ma mémoire. je laisse la confusion emprunter ma raison et me saouler de son ivresse légère et bénéfique. Car dans ce monde cartésien, il me semble nécéssaire de faire preuve d´un minimum de folie, de raison irrationnelle. Un peu paradoxal comme concept me direz vous, ce n´est pas si évident mais ne comptez pas sur moi pour vous en faire l´éloge, le message s´en trouverait conséquemment allongé.
Et si vous pensez que mes propos sont totalement dénués de sens, que je verse dans un n´importe quoi stupide, c´est que cela doit être vrai, donc je ne vous contredirai pas.
Quoiqu´il en soit, je me laisse bercer par le chant de l´ehru et du pipa, comme quelque mélopée douce et mélancoliquement lancinante et de nombreux souvenirs émmergent des mémoires.
Souvenir, quel mot triste et joyeux à la fois.
Un jour, un ami m´a dit qu´à mesure que le temps passait, les souvenirs s´éffaçaient. C´est une grande vérité et putain, des fois je me dis, qu´ils s´éffacent à une vitesse faramineuse.
Paraît-il que le passé finit toujours par vous rattrapper. Et bien en ce qui me concerne, je l´attends toujours, et quand il viendra je lui déroulerai le tapis rouge, champagne à la main.
Et quand je regarde mon passé, condidère mon présent, je subodore un devenir sans réel avenir. Si vous voyez ce que je veux dire...
Je vous jure, comme enfance rime avec succulence. Ce doit être exprès.
On croirait qu´innocence et insouciance ont même assonance pour justifier l´ancienne jouissance de l´enfance. C´est vrai quand on y pense...
Puis vint l´adolescence qui nous fîmes part de certaines réalités, ô combien douloureuses.
On blâme les personnes qui vivent dans l´illusion. Mais est-ce véritablement un tort, quand on saisit les règles qui régissent notre monde ? J´en doute profondément.
Enfin pas de temps pour les regrêts, les erreurs n´appartiennent qu´à nous même, donc je me dois de déblayer pour mieux construire, pour mieux reconstruire.
Il faut que je cesse de tout remettre en cause, quand je sais ma condition, que je comprends la misère qui m´environne et que moi je suis là à pianoter sur mon clavier, bien au chaud.
Mais bon je l´ai déjà dit, je ne peux me contenter et vous pouvez y voir des caprices, c´est compréhensible.
Et c´est malencontreusement inéxorable.
La clé du problème, de la rédemption se trouve en nous, en moi et j´ai beau chercher, fouiller, farfouiller, elle m´est introuvable.
Il me faut pourtant sortir, fuir cette existence, son oppression afin de m´envoler vers les cieux, et y demeurer pour l´éternité.
Et si Paradis il y a, que clé je n´ai pas, je défoncerai les portes célestes et y ferai entrer touts ceux qui me sont chères.
Tout comme la solitude qui me surveille sans répit...
Heureusement que certains réconforts m´aident à combler ce manque, à savoir quand je rentre chez moi, d´une journée triste et pluvieuse, et que je vois les sourires de mes frères et soeurs gorgés d´innocence.
En cela, j´y trouve mon salut...
C´est de là que je puise ma force et que j´y enfouis ma colère.
En tout cas pour l´instant j´avance. Je ne sais où, mais assurément j´avance.
Et même si ce monde n´est pas le mien, je m´en sors bien.
Donc j´écris ce texte, je ne sais pas trop pourquoi, surtout qu´il n´a pas grand chose à voir avec le forum en question, mait la confidence est salvatrice dit-on, donc soit.
Et déjà les sonnorités harmoniques s´affaiblissent, tout comme mes réflections.
Il est temps pour moi de me retirer en vous laissant méditer...
L´axiomatique.