Soit H l'ensemble considéré, et n son cardinal.
Dans R², j'ai pris deux points A et B, construit leur médiatrice M(A,B). On prend alors un troisième point C de H, qui existe car n = |H| >= 3.
On construit alors son symétrique par M(A,B): ce point est alors dans H par propriété de stabilité par passage au symétrique par rapport à une médiatrice: deux cas se distinguent:
- si n = 3 alors C est le dernier point de H, et nécessairement le symétrique de C par M(A,B) est confondu avec C. C est alors sur la médiatrice de A et B, donc équidistant de A et B. ABC est alors isocèle. On construit alors la médiatrice de [AC]: B est nécessairement sur cette médiatrice sinon on a contradiction avec le fait que n = 3. ABC est donc équilatéral.
- si n > 3, on construit le symétrique D du point C par M[AB], ensuite les médiatrices des points A,B,C,D deux à deux, et on continue à construire des points et des médiatrices jusqu'à en avoir n: on peut alors montrer pour le n-ième point qu'il est son propre symétrique par rapport à une des médiatrices (n impair), ou qu'il est le symétrique d'un point construit antérieurement par une médiatrice (n pair), ce qui donnera la régularité du n-gône dans les deux cas.