Nietzsche > pas un nihiliste, contrairement à ce que l'on croit. Refus des valeurs du Bien et du mal. Auteur notamment de Par-delà le Bien et le Mal. Il n'y a pas de morale qui vaille pour Nietzsche. A rapprocher de l'Egoïsme absolu de Max Stirner. Haine viscérale de la religion chrétienne, promotrice d'une "morale de faible" (cf. son oeuvre intitulée Antéchrist). Le faible est celui qui cherche à justifier axiologiquement sa faiblesse, prétendant l'avoir voulue. Nietzsche célèbre au contraire la volonté de puissance.
Pascal > catholique. Auteur notamment des Pensées. Affirmation d'une certaine supériorité du cœur sur la raison ("le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point"). Théoricien du célèbre "pari de Pascal", raisonnement qui aboutit à l'idée qu'il est plus intéressant de croire en Dieu (et de se comporter pieusement) que de ne pas croire en lui ; mais le but de ce raisonnement est, pour Pascal, de montrer qu'il est justement inutile : il ne convaincra pas l'athée. La foi se reçoit comme une grâce. On n'apprend pas à croire en Dieu. Pascal a aussi beaucoup insisté sur l'idée d'une altérité radicale de Dieu par rapport à l'homme. Dieu (l'infini) est, au fond, parfaitement inintelligible pour nous (le fini).
Bonne chance 