Je suis tout à fait d'accord sur le fait que l'intégration à l'X n'est pas synonyme d'excellence. D'ailleurs, de nombreux Polytechniciens ne réussissent que très médiocrement leurs carrières professionnelles.
Dans un cadre général, le concours de Polytechnique évalue les capacités de l'élève à répondre sur un sujet précis. Pour pouvoir y répondre, il faut que l'élève maîtrise parfaitement le sujet et qu'il puisse rédiger cette réponse de manière claire et synthétique. D'un point de général, on demande donc à l'élève de faire part de certaines qualités qui aurait dues être acquises pendant la prépa : Le self management (savoir réviser méthodiquement, ne pas se dissiper etc ...) et la capacité de l'élève à prendre des initiatives (résoudre des exercices "exotiques", difficiles, hors programme : Du niveau de l'X).
Cependant, c'est à ce niveau qu'arrive un véritable problème : Les prépas "Deluxe" ne forment pas leurs élèves à ces qualités. En réalité, elles donnent à leurs élèves tous les ingrédients déjà mijotés pour pouvoir venir à bout du concours Polytechnique et d'y entrer haut la main. En ce sens, l'élève devient une machine à apprendre et à recopier sans pour autant développer l'initiative et le Management qu'il aura besoin durant sa carrière professionnelle. Recrutés par de grandes compagnies dès la quatrième année, ils ne s'attendent réellement pas à ce que le post universitaire exige : Ils sont largués et ça se répercute au niveau national (bref, je n'entre pas dans les détails).
Par contre, et c'est là que ça devient intéressant pour les entreprises, si un étudiant intègre l'X sans pour autant avoir été contraint de passer par de grandes "écuries", c'est doublement valorisant. D'une part, parce que l'élève aura d'ores et déjà acquis la notion de Management pour atteindre un objectif quelque peu ambitieux. De l'autre part, parce que cet étudiant contribuera fortement, post X, à l'évolution d'un domaine d'activité qu'il aura choisi pour ses intérêts et ses envies : Une motivation au service du développement du domaine d'activité (c'est bon pour l'état) et pour l'entreprise (c'est bon pour la boite qui innove toujours plus).
Voilà ma conception de ce monde qui me paraît comme un cercle vicieux dans lequel les pépites se retrouvent noyées dans le flux immense de m*rde.
Qu'en pensez-vous ?