C'est un peu maladroit mais bon c'est mon premier
Faut encore je bosse la conclusion je crois sinon!
Mais merci beaucoup pour ton aide!
Nous pouvons nous interroger sur une liaison entre la conscience et la pensée, Descartes disait « Je pense donc je suis », il en déduit que si l’on pense, on est conscient de notre existence. Légitimement, nous pouvons nous demander s’il y a une liaison permanente et immuable entre la pensée et la conscience. Nous nous intéresserons dans un premier temps à définir la pensée, dans un second temps, la conscience et enfin nous croiserons les deux concepts.
La conscience est le principe de l’identité de l’homme qui permet d’anticiper et d’être présent, elle est le support d’une identité personnelle. Elle permet au sujet d’appréhender sa propre existence, l’image (réelle ou non) que l’homme se fait de lui-même, de sa personne. Elle lui permet également de se percevoir lui-même en tant qu’être et de ressentir ses états affectifs.
Grâce à la conscience l’homme perçoit les phénomènes de l’extérieur à travers les sens, par exemple on peut ressentir le froid ou le danger, c’est une intuition portée vers le monde.
D’après Nietzche, la conscience n’est qu’un réseau de lien entre les hommes, qui s’est développée par nécessité sous la pression d’un besoin de communication.
L’homme peut situer ses actions et ses pensées par rapport à une conscience morale. C’est cette morale qui oriente les actes d’un homme, dans le but de se faire accepter par les autres. On peut donc parler d’une conscience éthique. Selon Sartre, la conscience de soi-même passe par la conscience de l’autre, elle est donc communautaire et se définirait donc sous le mode existentiel. L’homme, lorsqu’il se perçoit lui-même se perçoit en tant qu’être conscient et pensant.
La pensée est ce qui différencie l’homme de l’animal, ce qui lui a permis de se développer et d’évoluer. C’est une activité psychique permettant à l’homme d’appréhender le monde qui l’entoure de manière réfléchie. Cette même pensée contribue à la hiérarchisation sociétaire, société elle-même créée dans un but de survie, basée sur la pensée individuelle. Elle lui permet également de se forger une personnalité, différente des autres pour pouvoir être reconnu et s’affirmer en tant que personne unique dans la société. Cette hiérarchisation permet de donner une place supposée à chaque individu en fonction de ses capacités respectives. Selon Descartes, un homme se construit par la pensée. La pensée se réfère à la réflexion, comme le disait Maurice Merleau-Ponty dans « Phénoménologie de la perception » : ‘’ La réflexion ne se retire pas du monde vers l'unité de la conscience comme fondement du monde, elle prend recul pour voir jaillir les transcendances, elle distend les fils intentionnels qui nous relient au monde pour les faire paraître, elle seule est conscience du monde parce qu'elle le révèle comme étrange et paradoxal.’’, la réflexion serait donc conscience car elle révèlerait le monde sous sa vraie forme. La pensée est le fruit de la réflexion (l’acte de penser), elle nous permettrait donc de comprendre le monde de manière théorique avec une réflexion méthodologique.
Ces deux concepts sont donc à l’origine du monde humain tel que nous le connaissons.
La pensée est ce qui forme le criticisme de l’homme et qui lui permet de discerner le bon du mauvais. Pour disserter sur un sujet il faut auparavant en avoir pris connaissance, cette connaissance qui nécessite une prise de conscience préalable. On ne peut pas, par exemple discuter avec quelqu’un sur un sujet dont on ignore tout, jusqu’à l’existence.
Pour penser, il faudrait donc être conscient.
Cependant, cette pensée ne nécessite pas forcément une prise de conscience totale. On peut par exemple penser à un évènement futur dont l’existence est connue mais dont le contenu ne l’est pas, on pourrait donc penser à quelque chose sans en connaitre la substance, il y aurait donc une conscience partielle mais nécessaire, si l’existence de cette conscience partielle est réelle et suffisante pour penser un sujet, alors la perception pourrait elle aussi être limitée, par exemple quand on prend conscience de la présence de quelqu’un en entendant ses pas mais sans le voir réellement, et ceci est suffisant pour savoir que la personne est présente.
Malgré tout, pour être conscient il ne faut pas penser forcément. En tout cas pas en permanence, en effet une prise de conscience dois préalablement être pensée, cependant une fois cette prise de conscience achevée, on n’y pense pas forcément tout le temps. Par exemple la respiration, c’est une action automatique et involontaire, je ne fais pas exprès de respirer, je respire tout simplement, j’ai conscience que je respire mais je ne pense pas l’action.
De plus, le fait de savoir que l’on est conscient implique une question intériorisant le sujet. Il faut se demander ‘’Suis-je conscient ?’’, cette question implique une réflexion préalable et donc l’acte de penser.
Pour que le sujet acquiert le savoir de sa conscience il doit mener une opération d’introspection, cette opération nécessite obligatoirement une réflexion. Cependant une fois cette introspection réalisée le sujet n’a pas besoin de penser à toutes les choses ou concepts dont il est conscient, il se contente de se remémorer les plus importants et d’oublier les autres. On ne peut donc penser sans être conscient sans s’heurter au néant. Cependant on doit penser pour être conscient et cela au moins au moment de la prise de conscience ou tout simplement du questionnement.