Bon, j'ai poussé le raisonnement au maximum (selon moi) et j'arrive à ça :
La notion de conscience morale (conscience qui dicte les valeurs des Hommes) a été dans un premier temps initiée par Rousseau. Kant en a poursuivit la réfléxion. Dans cet extrait il détermine la nature de la conscience morale qui est la part de la conscience qui détermine l'ensemble des obligations et des interdits que nous nous imposons à nous même indépendamment de toutes récompenses/sanction attendue. La conscience morale est donc par extension liée à un devoir, un devoir moral, qui désigne la nécessité d'accomplir une action par pur respect de la loi morale, sans prendre en compte la sensibilité, l'affection, et sans attendre de récompense ou de châtiment en réponse à un acte. Pour Kant, le devoir moral est donc désintéressé. Dans ce texte, la thèse de l'auteur est que la conscience morale est omniprésente, que l'Homme ne peut s'en défaire.
Dans quelles mesures et pourquoi cette conscience morale est-elle si importante ?
Ici, Kant émet l'hypothèse que la conscience morale est une force supérieure à l'Homme, que c'est une force universelle,omniprésente. L'Homme lui est soumis, ne peut s'en défaire ni lui échapper. Cependant, Kant a prétendu durant sa vie que la conscience n'était en rien une chose supérieure, mais plutôt un instinct de survie. Nous pouvons donc nous demander s'il en est de même pour la conscience morale, en effet, si l'Homme ne tue pas, c'est par pure et simple crainte de l'être à son tour, ce qui se confirme lorsqu'il dit que le respect de cette conscience est "lié à la crainte".
Cependant, même si cette conscience morale n'est pas désintéressée, elle fait de l'Homme ce qu'il est, elle est une part de son humanité. L'Homme, selon Kant, suit d'ailleurs cette conscience morale en règle générale, sauf dans le cas d'une "extrême abjection", où même dans ce cas, il ne peut que l'ignorer, mais ne peut éviter de l'entendre.
Selon Kant, la conscience nous est donc essentielle. Il le note à travers une comparaison qu’on peut expliciter en disant que la conscience est à l’âme ce que l’ombre est au corps. De même donc que notre ombre nous suit toujours, ainsi notre conscience. Kant indique toutefois comment il est possible par moment de ne pas l’entendre. C’est ce qui pourrait donner à penser qu’elle n’est pas essentielle. Il faut soit vivre dans les plaisirs, soit dans les distractions. Les uns et les autres permettent de s’étourdir ou de s’endormir. Ce qui correspond à une autre sorte de perte de conscience. En effet, celui qui vit dans les plaisirs est certes conscient mais sa conscience est tournée vers les plaisirs et non vers soi, de même celui qui est endormi.
Ça passe ou pas ?