Même avec la plus mauvaise volonté du monde je doute que tu puisses trouver 300 théorèmes et 500 formules à retenir dans le programme de prépa.
Tu prends en physique par exemple, les théorèmes énergétique de la méca classique pour les solides. Avec PFD et principe des actions réciproques et en connaissant la dérivation vectorielle tu retrouves tous les théorèmes utiles à partir du moment où tu connais les définitions de ce que tu manipules (moments, définition de force conservative comme dérivée d'Ep, etc.)
Simple exemple : plein de gens galèrent pour retenir l'expression générale immonde des forces d'inertie dans les référentiels non galiléens alors qu'en partant simplement du vecteur position OM que tu décomposes en OO'+O'M (O et O' origines pour les deux référentiels) et en faisant des dérivations vectorielles et en appliquant le PFD au bon moment dans le ref galiléen tu déduis les accélérations d'entrainement et de coriolis au cas par cas en à peine 20 secondes après l'avoir fait 2 ou 3 fois. L'avantage : aucune formule générale complexe à retenir, tu as le contrôle de ce que tu fais, tu comprends ce que tu fais, et le résultat que tu obtiens est adapté à la complexité du problème (sérieusement sortir la grosse formule pour dire ensuite "bon en fait dans notre cas ça vaut 0 à peu près partout sauf ici"... mouais, autant prendre 10-20 secondes au brouillon).
Exemple plus simple : l'accélération en coordonnées cylindriques ou sphérique : ça on le faisait tous en pauvres sup qu'on était, on ne retenait pas l'expression, quand on s'en rappelait on vérifiait en 1 seconde l'homogéniété et le reste du temps on la retrouvait en une ligne de brouillon en dérivant deux fois OM=r.ur.
Le changement de référentiel, les nombreuses formules en thermo (qui consistent souvent à remplacer l'une d'en l'autre ou changer des termes de côté, avec gazs parfaits et def d'entropie par exemple on en retrouve une bonne grosse quantité), l'électromag où là t'avais tout avec les 4 Maxwell (oui faut les apprendre celles là bien entendu) et une poignée de définitions (oui une définition par définition ça s'invente pas), etc.
Et contrairement aux idées reçues ça prend pas de temps, même en concours. Chaque truc retrouvé c'est l'affaire de 10 secondes mais la certitude d'avoir retrouvé un truc juste parce cette habitude d'apprend aussi à repérer les trucs louches, car tu comprends.
J'avoue qu'en maths c'est moins évident (enfin moi en maths j'y suis pas vraiment arrivé) de tout retrouver comme ça car certains théorèmes à presque 10 hypothèses/ 5 conclusions, même si tu sais à peu près d'où et comment ça vient, ça te remets pas en tête les 10 hypothèses/ 5 conclusions avec certitude.
Je concède qu'évidemment dans ces cas là il y a une part d'apprentissage. Mais est-ce du "bourrage de crâne" (c'est le sujet du topic) à ce degré là ? Ces définitions et théorèmes incontournables, même lorsqu'ils doivent être appris, peuvent l'être déjà plus intelligemment que comme un texte su par cœur : en se souvenant d'exemple, en en griffonnant au brouillon lorsque c'est représentable pour essayer de visualiser si on aurait pas oublié une hypothèse. Quoiqu'il en soit la liste des choses à véritablement connaître par cœur sans alternative efficace c'est bien loin de 500 théorèmes + 300 formules. Ça tourne autour de 80 grand max.
Bref quoi qu'il en soit, même si on ne le fait pas toujours parce que parfois on n'a pas la tête à ça, il y a quand même moyen, quand on ne peut faire dans la compréhension, de faire dans l'apprentissage actif. 