On va appeler n un entier QUELCONQUE H(n) une hypothèse au rang n. H(n+1) une hypothèse au rang n+1 donc.
Exemple: H(n): n est un entier
La récurrence, ça consiste généralement à montrer que si on H(n), on a H(n+1) avec un n QUELCONQUE.
Pour ce faire, on manipule des équations, on utilise des hypothèses, mais on suppose H(n) dans tous les cas. Mais ça, c'est de la "technique".
Bref, si que H(n) soit vrai implique que H(n+1) soit vrai, pour n QUELCONQUE, ça veut dire que H(n+1) implique H(n+2) parce que puisque n est quelconque, et que t'as montré H(n)=>H(n+1), ça veut dire que tu peux remplacer le n par ce que tu veux d'entier, donc H(n+1) marche.
Donc H(n+1) implique H(n+2)
Et ainsi de suite, H(n+2) implique H(n+3)...
C'est bien beau tout ça: on a montré que H(n) implique H(p) pour tout p>n
Mais si ça se trouve, H(n) est vrai pour aucun n, et le raisonnement avant se tient, mais ne sert à rien.
Il faut qu'on ait par exemple H(0) vraie. C'est ce qu'on appelle l'initialisation. Et à partir de là, grâce à ce que j'ai montré avant, H(1) est vraie, H(2), parce qu'ajouter 1 laisse l'hypothèse bonne, et donc par théorème démontré qu'on appelle le théorème de récurrence, H(n) est vrai pour tout n supérieur à 0 et entier.
(Le théorème de récurrence c'est ce qui justifie le truc intuitif, en gros)