Bonjour,
je suis en seconde et je dois faire un commentaire sur le texte ci-dessous mais après avoir fait l'introduction, je ne trouve pas de problématique et de plan !
Quelqu'un pourrait-t-il m'en proposer un afin de m'aider ?
J'attends vos réponses.
Merci d'avance.
Texte :
Renée est l'épouse d'un riche homme d'affaires, à Paris ; elle devient la maîtresse de Maxime, le fils né d'un premier mariage de son mari, un jeune homme qui passe son temps en sorties mondaines, tout comme sa belle-mère et l'ensemble de cette haute bourgeoisie décadente de la fin du xixe siècle. Un soir, Renée et Maxime assistent à une représentation de Phèdre, pour y applaudir une actrice italienne à la mode, la Ristori.
« Et même ce drame leur causa une émotion particulière, dans cette langue étrangère dont les sonorités leur semblaient, par moments, un simple accompagnement d'orchestre soutenant la mimique des acteurs. Hippolyte était un grand garçon pâle, très médiocre, qui pleurait son rôle. – « Quel godiche ! », murmurait Maxime. Mais la Ristori, avec ses fortes épaules secouées par les sanglots, avec sa face tragique et ses gros bras, remuait profondément Renée. Phèdre était du sang de Pasiphaé(8), et elle se demandait de quel sang elle pouvait être, elle l'incestueuse des temps nouveaux. Elle ne voyait de la pièce que cette grande femme traînant sur les planches le crime antique. Au premier acte, quand Phèdre fait à Œnone la confidence de sa tendresse criminelle ; au second, lorsqu'elle se déclare, toute brûlante, à Hippolyte ; et plus tard, au quatrième, lorsque le retour de Thésée l'accable, et qu'elle se maudit, dans une crise de fureur sombre, elle emplissait la salle d'un tel cri de passion fauve, d'un tel besoin de volupté surhumaine, que la jeune femme sentait passer sur sa chair chaque frisson de son désir et de ses remords. – « Attends, murmurait Maxime à son oreille, tu vas entendre le récit de Théramène(9). Il a une bonne tête, le vieux ! » Et il murmura d'une voix creuse : À peine nous sortions des portes de Trézène Il était sur son char… Mais Renée, quand le vieux parla, ne regarda plus, n'écouta plus. Le lustre l'aveuglait, des chaleurs étouffantes lui venaient de toutes ces faces pâles tendues vers la scène. Le monologue continuait, interminable. Elle était dans la serre(10), sous les feuillages ardents, et elle rêvait que son mari entrait, la surprenait aux bras de son fils. Elle souffrait horriblement, elle perdait connaissance, quand le dernier râle de Phèdre, repentante et mourant dans les convulsions du poison, lui fit rouvrir les yeux. La toile tombait. Aurait-elle la force de s'empoisonner, un jour ? Comme son drame était mesquin et honteux à côté de l'épopée antique ! Et tandis que Maxime lui nouait sous le menton sa sortie de théâtre, elle entendait encore gronder derrière elle cette rude voix de la Ristori, à laquelle répondait le murmure complaisant d'Œnone. »