Le roman en général faut travailler ton imagination. Di l'oeuvre comporte une description, un portrait, chacun l'interprétera à sa manière.
Le bande dessinée impose une interprétation par le dessin, et donc peut avoir le désavantage de supprimer cette partie d'imaginaire. Le passage même de la description et du portrait son la plupart du temps abandonné à cause du format, l'image prenant le pas.
Cependant, a l'instar du passage de la peinture à la photo, on peut avoir l'impression de perdre de l'implicite mais un "chef d'oeuvre" dessiné pourra être tout aussi subtil qu'un ouvrage plus classique. De plus, pour le problème de la description perdue, on retrouve la même chose en théâtre, à part des indications scéniques plus ou moins étoffées selon le dramaturge, la description se fait par la représentation ou par le discours.
De mon avis personnel, je pense que déjà le sujet est un peu étrange. La popularité ne fait pas la qualité, ça se démontre facilement. De même, la BD reste un genre trivial selon moi, même si je ne suis pas un grand expert. Comme cité plus haut, sa force est justement sa grande accessibilité, elle s'ouvre même à un public qui ne sait pas forcément lire, mais au risque de perdre la part littéraire. Dans un contexte plus pictural, on peut cependant avoir de forts belles illustrations...