Bonjour,
Je viens ici pour vous demander de l'aide en Français pour un devoir. En effet, j'ai quelques difficultés sur l'argumentation, et c'est là dessus que porte ce devoir...
Le corpus se constitue de ces quatre textes:
Michel de Montaigne, Essais, livre 1, chapitre 1, 1680
(Voir texte plus bas)
Jean de La Bruyère, Les Caractères; "De l'homme"
http://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2007/corrige-commentaire-s-es.php
Eluard, Au Rendez-Vous Allemand, "Courage", 1945
(Voir texte plus bas)
Albert Camus, Les Justes, Acte II, 1949
(Pas de texte)
Quels sont les textes d'argumentation directe/indirecte, et pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Quels sont les textes qui relèvent de la littérature d'idée ? Si vous pouviez me dire comment on les reconnait ?
J'ai une question qui me demande lequel des textes utilise d'avantage la persuasion. Je penche pour "De l'homme". Confirmez-vous ? Je dois également identifier les registres.
Je vous remercie pour n'importe quelle aide ! Et si possible, je ne veux pas les réponses comme ça, j'aimerais comprendre pourquoi ces réponses, pour mieux m'en sortir la prochaine fois.
Merci d'avance !
Voici les textes:
Michel de Montaigne, Essais, livre 1, chapitre 1, 1680
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LA plus commune façon d'amollir les coeurs de ceux qu'on a offencez, lors qu'ayans la vengeance en main, ils nous tiennent à leur mercy, c'est de les esmouvoir par submission, à commiseration et à pitié : Toutesfois la braverie, la constance, et la resolution, moyens tous contraires, ont quelquesfois servy à ce mesme effect.
Edouard Prince de Galles, celuy qui regenta si long temps nostre Guienne : personnage duquel les conditions et la fortune ont beaucoup de notables parties de grandeur ; ayant esté bien fort offencé par les Limosins, et prenant leur ville par force, ne peut estre arresté par les cris du peuple, et des femmes, et enfans abandonnez à la boucherie, luy criants mercy, et se jettans à ses pieds : jusqu'à ce que passant tousjours outre dans la ville, il apperçeut trois gentils-hommes François, qui d'une hardiesse incroyable soustenoient seuls l'effort de son armee victorieuse. La consideration et le respect d'une si notable vertu, reboucha premierement la pointe de sa cholere : et commença par ces trois, à faire misericorde à tous les autres habitans de la ville.
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Eluard, Au Rendez-Vous Allemand, "Courage", 1945
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Paris a froid Paris a faim
Paris ne mange plus de marrons dans la rue
Paris a mis de vieux vêtements de vieilles
Paris dort tout debout sans air dans le métro
Plus de malheur encore est imposé aux pauvres
Et la sagesse et la folie
De Paris malheureux
C’est l’air pur c’est le feu
C’est la beauté c’est la bonté
De ses travailleurs affamés
Ne crie pas au secours Paris
Tu es vivant d’une vie sans égale
Et derrière la nudité
De ta pâleur de ta maigreur
Tout ce qui est humain se révèle en tes yeux
Paris ma belle ville
Fine comme une aiguille forte comme une épée
Ingénue et savante
Tu ne supportes pas l’injustice
Pour toi c’est le seul désordre
Tu vas te libérer Paris
Paris tremblant comme une étoile
Notre espoir survivant
Tu vas te libérer de la fatigue et de la boue
Frères ayons du courage
...
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