Voila j'ai deux exercices sur le figures de style ou je suis un peu perdu
Le premier exercice: Il faut repérer la métaphore filée dans le texte suivant (Extrait de Du côte de chez Swann de Proust) et dire quelle effet produit-t-elle ?
J'ai essayé de la repérer, les mots sont entre parenthèses
Je poursuivais jusque sur le talus qui, derrière la haie, (montait en pente raide) vers les champs, quelque coquelicot perdu, quelques bluets restés paresseusement en arrière, qui (le décoraient çà et là) de leurs fleurs comme la (bordure d'une tapisserie) où apparaît clairsemé le motif agreste qui triomphera sur le panneau; rares encore, espacés comme les maisons isolées qui annoncent déjà l'approche d'un village, ils m'annonçaient l'immense étendue où (déferlent les blés), où (moutonnent les nuages), et la vue d'un seul coquelicot hissant au bout de son cordage et faisant cingler au vent sa flamme rouge au-dessus de (sa bouée graisseuse et noire), me faisait battre le coeur, comme au voyageur qui aperçoit sur une terre basse (une première barque) échouée que répare un calfat et s'écrie, avant de l'avoir encore vue : " La Mer ! "
MARCEL PROUST, DU CÔTÉ DE CHEZ SWANN, 1913
J'ai pas trouvé l'effet produit (comique ? je ne pense pas...)
Le deuxième exercice, il faut répérer des figures de style dans la tirade de Cyrano (sa déclaration d'amour à Roxane) et dire quel rôle jouent ces figures dans sa déclaration d'amour ?
ROXANE
Eh bien! si ce moment est venu pour nous deux,
Quels mots me direz-vous?
CYRANO
Tous ceux, tous ceux, tous ceux (répétition ?)
Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
Sans les mettre en bouquets: je vous aime,
Je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop; (gradation ?)
Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot, (comparaison ?)
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s'agite, et le nom sonne! (personnification ?)
De toi, je me souviens de tout, j'ai tout aimé
Je sais que l'an dernier, un jour, le douze mai, (accumulation ?)
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure!
J'ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que, comme lorsqu'on a trop fixé le soleil, (comparaison ?)
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j'ai quitté les feux dont tu m'inondes, (métaphore ?)
Mon regard ébloui pose des taches blondes!
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, sc 7.
J'ai pas trouvé quel rôle peuvent avoir toutes ces figures de style (un avancement ? non)
Et puis dernière chose, parmi ces deux phrases laquelle est une gradation et laquelle est une accumulation ?
Quand on offre, prenant ; donnant, quand on demande (Germain Nouveau) C'est une accumulation ?
Va, néglige mes pleurs, cours, et te précipite. Au-devant de la mort que les dieux m'ont prédite (Corneille) Une gradation ?
Je vous remercie d'avance de votre aide