Salut Amandin,
tout d'abord pour être bien clair, j'entendais par R(x,y) et R(x) les corps de fractions rationnelles à respectivement 2 et 1 variable à coefs dans R.
Pour leur groupes additifs isomorphes, on avait montré que (C,+) et (R,+) sont isomorphes en les regardant comme Q-ev. C'est le même principe ici.
Pour les groupes multiplicatifs isomorphes, c'est un poil plus compliqué, on peut les voir comme un produit direct de R* et d'un groupe libre généré par les polynômes irréductibles.
Pour le fait que R(x,y) et R(x) ne soient pas isomorphes, peut-être qu'on pourrait raisonner par l'absurde mais le plus simple est d'y aller directement en disant qu'en tant qu'extensions transcendantes de R elles n'ont pas le même degré de transcendance (2 pour R(x,y) et 1 pour (R(x))).
Je doute que ton prof avait cet exemple en tête, un peu trop compliqué. Peut être peut-on faire plus simple mais je ne trouve pas. On peut montrer déjà que c'est impossible de trouver des exemples si les corps sont finis où si ce sont des extensions algébriques d'un même corps. Ca réduit pas mal le champs des possibilités.