ta problématique devrait plutot s'orienter vers "quelle est la force (et éventuellement les faiblesses, à voir), du roman pour traiter de tels sujets".
Bon ensuite, essaye de construire un plan un minimum plus fourni que I/pour II/contre...perso je verrais bien un truc genre (bon c'est à retravailler évidemment)
I/Une partie un peu historique, le roman descend de toute la tradition de l'épopée, et du roman médiéval: très forte portée morale du roman => donc il est adapté pour parler de sujets sérieux.
II/L'aspect fictif du roman peut cependant entraver l'impact de l'oeuvre, qui n'est qu'une invention, vision romancée de l'histoire, bien moins efficace en ce sens qu'un article de journal etc
III/Il s'agit alors de retourner l'argument du II en faveur du roman: le fait que ce soit une fiction implique davantage le lecteur dans l'oeuvre qu'un article de journal, il s'identifie au personnage, et en ce sens, le roman a une portée extremement puissante/efficace pour traiter de ce problème.
Il serait très interessant de traiter dans cette partie de la littérature jeunesse: comment parler d'Aushwitz à des enfants? Le roman peut permettre d'aborder ces problemes pour des publics jeunes.
Je pense que tu peux citer W ou le souvenir d'enfance de G. Perec, un roman traitant des camps d'extermination d'une facon extremement "puissante", en partant d'un double récit entre autobiographie et utopie, l'utopie d'une ile W, consacrée à l'idéal olympique qui se déteriore au fur et à mesure de l'oeuvre pour devenir un témoignage effrayant des camps, qui termine par la citation d'un historien (le nom m'échappe)...Il est impossible de dire que le roman est peu efficace apres avoir lu celui là