pas évident comme sujet. Ca renvoie plutot à la philosophie, je te conseille de jeter un oeuil sur la notion de beauté et l'art en philo d'ailleurs, ca t'aidera.
Qu'est-ce qui fait la beauté d'une oeuvre littéraire?
La réponse que je qualifierais de dogmatique nous apprend que l'idée de beauté renvoie à une harmonie, ordre, respect des conventions littéraires (tu peux parler du théatre classique et grec, codifié par aristote). Voilà, c'est l'idée d'une norme universelle qui permettrait d'instaurer une échelle de valeur objective.
La réponse souvent objectée est celle du relativisme. "a chacun sa beauté". Quel est le problème de cette réponse? Elle supprime toute idée de beauté. Kant critique alors la faculté de juger. La beauté n'est pas une qualité propre à l'oeuvre, c'est une qualié qui ne peut etre séparée de la conscience, de l'idée. Il n'existe pas de beauté en dehors du jugement d'une personne: à quelle condition pouvons nous, alors, juger la qualité d'une oeuvre littéraire, sans tomber dans le relativisme ni dans le dogmatisme? (cette question peut te servir de proiblématique, à étoffer cependant).
Tu peux voir dans un premier temps la relation qu'il existe entre le beau et l'agréable (beauté dans le sens littéraire toujours, il faudra faire attention à pas tomber dans une dissertation de philo en rattachant tous les arguments à la littérature). Une belle oeuvre, est agréable à lire. Pourquoi? Quelles sont les limites de cette affirmation?
Puis, le beau et le moral: en quoi une oeuvre morale est elle "belle": tu peux alors reprendre toute l'optique du XVIIe siecle et la critique du roman, jugé immoral: tu peux citer Manon Lescaut: fortement décrié car vu comme une atteinte aux bonnes moeurs "le héros est un brigand et l'héroine une catin" (montesquieu, enfin j'ai plus la phrase exacte en tête), de meme Mme Bovary et les Fleurs du mal ont eu droit à un procès pour immoralité.
Pourtant, de nos jours, ces oeuvres constituent de grands classiques jugés comme beaux au sens littéraire. L'affirmation que ce qui est moral est beau est donc érronnée. Le beau est il ce qui est utile alors? Non, car la littérature n'est pas utile en soi (il faudra argumenter).
Ensuite, on peu se demander s'ile xiste une relation entre la beauté d'une oeuvre littéraire, et artistique par extension, et sa finalité. Le but d'une oeuvre littéraire en fait il sa beauté? Kant distingue la beauté adhérente, liée à un certain but de l'oeuvre, et la beauté libre: l'art pour l'art en somme. Une belle oeuvre littéraire n'aurait donc pas de but. (toujours il faut développer, je te laisse t'en charger, en prenant des exemples)
Enfin, le sociologue qui est en moi te conseillerais de finir en disant que la beauté réside dans les normes et les valeurs d'une société donnée, et que le jugement du beau n'est pas subjectif au niveau individuel, mais pas objectif non plus car il réside dans les perceptions sociales. Prends l'exemple des différentes époques, avec le roman: entre le 17e siecle et notre époque, puis entre les différents groupes sociaux: un ouvrier n'appréciera pas les memes oeuvres littéraires qu'un professeur à l'université.
Et tu peux finir sur cette conclusion: il n'existe pas d'échelle de valeur permettant de juger une oeuvre, car la beauté d'une oeuvre littéraire prend un caractère totalement dépendant du cadre social dans le quel il faut la replacer.