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[Aide] axe de mon commentaire composé

pedobearowned
pedobearowned
Niveau 9
01 novembre 2010 à 16:25:34

voila , bonjour à tous , je suis en premier L , j'ai un commentaire composé a faire pour la rentrée et le problème c'est que je ne trouve pas mes axes .

mon professeur m'a demandé de faire deux ou trois axes , je pense en faire deux. pour chaque axe il faut que je fasse trois sous partie , et je ne trouve rien de tout sa :( .
donc voila , se serai gentil si quelqun pouvait me trouvé les noms des 2 axes , ainsi que les 3 sous parties de chaque , je vous remercie d'avance.
voici le texte :

Le Maître et Marguerite Boulgakov
CHAPITRE I
Ne parlez jamais à des inconnus
Cétait à Moscou au déclin dune journée printanière particulièrement chaude. Deux citoyens firent leur apparition sur la promenade de létang du Patriarche. Le premier, vêtu dun léger costume dété gris clair, était de petite taille, replet, chauve, et le visage soigneusement rasé sornait dune paire de lunettes de dimensions prodigieuses, à monture décaille noire. Quant à son chapeau, de qualité fort convenable, il le tenait froissé dans sa main comme un de ces beignets quon achète au coin des rues. Son compagnon, un jeune homme de forte
carrure dont les cheveux roux séchappaient en broussaille dune casquette à carreaux négligemment rejetée sur la nuque, portait une chemise de cow-boy, un pantalon blanc fripé et des espadrilles noires. Le premier nétait autre que Mikhaïl Alexandrovitch Berlioz, rédacteur en chef dune épaisse revue littéraire et président de lune des plus considérables associations littéraires de Moscou, appelée en abrégé Massolit. Quant
au jeune homme, cétait le poète Ivan Nikolaïevitch Ponyriev, plus connu sous le pseudonyme de Biezdomny. Ayant gagné les ombrages de tilleuls à peine verdissants, les deux écrivains eurent pour premier soin de se précipiter vers une baraque peinturlurée dont le fronton portait linscription : « Bière, Eaux minérales. »
Cest ici quil convient de noter la première étrangeté de cette terrible soirée de mai. Non seulement autour de la baraque, mais tout au long de lallée parallèle à la rue Malaïa Bronnaïa, il ny avait absolument personne. À une heure où, semble-t-il, lair des rues de Moscou surchauffées était devenu irrespirable, où, quelque part au-
delà de la ceinture Sadovaïa, le soleil senfonçait dans une brume de fournaise, personne ne se promenait sous les tilleuls, personne nétait venu sasseoir sur les bancs. Lallée était déserte. Donnez-moi de leau de Narzan, demanda Berlioz à la tenancière du kiosque.
Y en a pas, répondit-elle en prenant, on ne sait pourquoi, un air offensé.
Vous avez de la bière ? sinforma Biezdomny dune voix sifflante.
On la livre ce soir, répondit la femme.
Quest-ce que vous avez, alors ? demanda Berlioz.
Du jus dabricot, mais il est tiède, dit la femme.
Bon, donnez, donnez, donnez !
En coulant dans les verres, le jus dabricot fournit une abondante mousse jaune, et lair ambiant se mit à sentir le coiffeur. Dès quils eurent bu, les deux hommes de lettres furent pris de hoquets. Ils payèrent et allèrent sasseoir sur un banc, le dos tourné à la rue Bronnaïa. Cest alors que survint la seconde étrangeté, concernant dailleurs le seul Berlioz. Son hoquet sarrêta net. Son coeur cogna un grand coup dans sa poitrine, puis, semble-t-il, disparut soudain, envolé on ne sait où. Il revint presque aussitôt, mais Berlioz eut limpression quune aiguille émoussée y était plantée. En même temps, il fut
envahi dune véritable terreur, absolument sans raison, mais si forte quil eut envie de fuir à linstant même, à toutes jambes et sans regarder derrière lui.
Très peiné, Berlioz promena ses yeux alentour, ne comprenant pas ce qui avait pu leffrayer ainsi. Il pâlit, s'épongea le front de son mouchoir et pensa : « Mais quai-je donc ? Cest la première fois que pareille chose marrive. Ce doit être mon coeur qui me joue des tours le
surmenage il faudrait peut-être que jenvoie tout au diable, et que jaille faire une cure à Kislovodsk
».
À peine achevait-il ces mots que lair brûlant se condensa devant lui, et prit rapidement la consistance dun citoyen, transparent et dun aspect tout à fait singulier. Sa petite tête était coiffée dune casquette de jockey, et son corps aérien était engoncé dans une mauvaise jaquette à carreaux, aérienne elle aussi. Ledit citoyen était dune taille gigantesque
près de sept pieds
mais étroit dépaules et incroyablement maigre. Je vous prie de noter, en outre, que sa physionomie était nettement sarcastique.
La vie de Berlioz ne lavait nullement préparé à des événements aussi extraordinaires. Il devint donc encore plus pâle, et, les yeux exorbités, il se dit avec effarement :
« Ce nest pas possible ! »
Cétait possible, hélas ! puisque cela était. Sans toucher terre, le long personnage, toujours transparent, se balançait devant lui de droite et de gauche.

merci a vous :)

pedobearowned
pedobearowned
Niveau 9
01 novembre 2010 à 16:38:54

oupssss , je me suis trompé de texte c'est celui la :

Le Maître et Marguerite Boulgakov
CHAPITRE XXV
Comment le procurateur tenta de sauver Judas de Kerioth
Les ténèbres venues de la mer Méditerranée sétendirent sur la ville haïe du procurateur. Les passerelles
qui reliaient le Temple à la redoutable tour Antonia disparurent, linsondable obscurité descendue du ciel
engloutit les dieux ailés qui dominaient lhippodrome, le palais des Asmonéens avec ses meurtrières, les bazars,
les caravansérails, les ruelles, les piscines Ainsi disparut Jérusalem, la grande ville, comme effacée de la
surface du monde. Les ténèbres dévoraient tout, semant la terreur parmi tout ce qui vivait, à Jérusalem et dans
ses alentours. Létrange nuée venue de la mer sabattit sur la ville vers la fin de ce jour qui était le quatorzième
du mois printanier de Nisan.
Son ventre noir pesait déjà sur le Crâne Chauve, où les bourreaux avaient hâtivement achevé les condamnés
à coups de lance, elle sappesantissait sur le Temple et, de la colline où celui-ci était édifié, ses flots fuligineux
roulaient vers la Ville Basse dont ils envahissaient les rues. Elle se coulait par les étroites fenêtres et, dans les
ruelles tortueuses, chassait les gens vers les maisons. Peu pressée de rendre leau dont elle était gorgée, elle se
contentait démettre, de temps à autre, des éclairs de feu. Quand une lueur crevait lamoncellement de fumées
noires, on voyait surgir dans la déchirure des ténèbres, comme un roc, limposante masse du Temple couverte
décailles étincelantes. Mais la lueur séteignait instantanément et, de nouveau, le Temple était plongé dans un
néant noirâtre. À plusieurs reprises, il surgit ainsi pour disparaître à nouveau et, à chaque fois, cette disparition
était accompagnée par un grondement de catastrophe.
Dautres lueurs frémissantes firent surgir de labîme le palais dHérode le Grand, situé face au Temple sur la
colline de lOuest, et les terrifiantes statues dor sans yeux se découpèrent sur le fond noir, les bras tendus vers
le ciel. Puis le feu céleste se déroba et le sourd fracas du tonnerre renvoya au gouffre les idoles dor.
Soudain, la pluie jaillit, torrentielle. Lorage sétait mué en ouragan. À lendroit même où, vers le milieu du
jour, près dun banc de marbre du jardin, sétaient entretenus le procurateur et le grand prêtre, le tonnerre
éclata comme un coup de canon et un grand cyprès fut brisé net comme une brindille. Sous le péristyle, en
même temps quune poussière deau mêlée de grêle, sengouffrèrent des roses arrachées, des feuilles de
magnolia, de menues branches et des tourbillons de sable. Louragan ravageait le jardin.
Un seul homme se trouvait à ce moment sous les colonnes et cet homme était le procurateur.
Il nétait plus assis dans un fauteuil, mais étendu sur un lit de repas, près dune petite table basse garnie de
mets et de cruchons de vin. Un second lit était placé de lautre côté de la table, mais il était vide. Aux pieds du
procurateur sétalait une mare rouge comme du sang, que jonchaient les débris dun cruchon brisé, et que
personne navait nettoyée. Le serviteur qui, avant lorage, avait dressé cette table pour le procurateur avait, on
ne sait pourquoi, perdu contenance sous le regard de celui-ci, comme sil craignait de lavoir mal servi, et le
procurateur, pris de colère, avait jeté le cruchon sur le sol de mosaïque en disant :
Pourquoi évites-tu de me regarder en face quand tu sers ? Aurais-tu volé quelque chose ?
Le visage noir du serviteur africain était devenu gris et, les yeux remplis dune terreur mortelle, il sétait mis
à trembler au point quil avait failli casser un deuxième cruchon. Mais la colère du procurateur sétait envolée
aussi vite quelle était venue. LAfricain sétait précipité pour ramasser les morceaux et essuyer la tache, mais le
procurateur lavait congédié dun geste de la main, et lesclave sétait enfui. Et la tache était restée.
Au moment où se déchaîna louragan, lAfricain était caché près dune niche où se trouvait la statue dune
femme nue à la tête inclinée ; il craignait de se montrer inopportunément à la vue du procurateur et, en même
temps, il avait peur, en restant là, de manquer à son appel.
Étendu sur son lit dans la demi-obscurité de lorage, le procurateur se servait lui-même des coupes de vin
quil buvait à longs traits. De temps en temps, il allongeait la main et rompait de petits morceaux de pain quil
mangeait, gobait quelques huîtres et mâchait du citron, puis buvait de nouveau.
Sans le mugissement des trombes deau, sans les coups de tonnerre qui menaçaient, semblait-il, daplatir le
toit du palais, sans le bruit sec des grêlons qui rebondissaient sur les marches de la terrasse, on aurait pu
entendre le procurateur grommeler et parler tout seul. Et si les fugaces crépitements du feu céleste sétaient
changés en une lumière continue, un observateur aurait pu voir que les yeux du procurateur, rougis par ses
dernières nuits sans sommeil et par le vin, exprimaient limpatience, que le Procurateur, sil regardait de temps
en temps les deux roses blanches qui étaient venues se noyer dans la flaque rouge, tournait constamment son
visage vers le jardin, face aux tourbillons deau et de sable, quil attendait quelquun, et quil attendait avec
impatience.
Un certain temps sécoula et, devant les yeux du procurateur, le rideau de pluie séclaircit un peu. En dépit
de toute sa fureur, louragan faiblissait. Déjà, on nentendait plus de craquements ni de chutes de branchages.
Les éclairs et les coups de tonnerre se raréfiaient. Au-dessus de Jérusalem, ce nétait plus un linceul violet
frangé de blanc qui sétendait, mais un ciel ordinaire, cotonneux et gris
une nuée darrière-garde. Lorage
fuyait vers la mer Morte.

merci :)

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