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Dissertation : le livre

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
16 mai 2009 à 14:22:26

:salut:

Je dois rendre lundi ma première dissertation, sachant que je suis en classe de seconde. Ca fait déjà quelques temps qu'on travaille la dissert' mais c'est la première que je fais et que je rends. Je crois avoir bien compris le fonctionnement du truc et ai d'ailleurs déjà aidé des personnes sur ce forum pour des dissert' ^^ mais j'aimerais tout de même avoir votre avis, afin d'améliorer éventuellement ma dissertation ; elle ne peut pas être parfaite au premier coup :-)))

Je vous suis d'avance très reconnaissant de votre aide,

Bonne lecture à toutes et à tous :-)

Dans le roman Illusions perdues (1843), Balzac fait dire à son héros, le jeune romancier et poète Lucien de Rubempré, que pour certains libraires, « les livres [sont] comme des bonnets de coton pour les bonnetiers, une marchandise à vendre cher, à acheter bon marché ». Le livre est-il un produit commercialisable comme n’importe quelle marchandise ? Vous répondrez à cette question de manière argumentée en vous interrogeant aussi bien sur la notion "d'objet livre" vendu et acheté que sur les fonctions du livre et sur ce que représente une oeuvre pour son auteur.

Les libraires, et plus largement les écrivains, qui fournissent à ceux-ci le support de leur travail, sont avant tous des personnes nécessiteuses, comme tout un chacun, d’engranger des revenus afin de mener leur vie. Pour autant, le livre peut-il et doit-il être réduit au statut d’objet commercial, engendrant ainsi de l’argent et du bénéfice ? Est-ce la fonction première d’un livre ou son but réside-t-il ailleurs ? Dans un premier temps, nous montrerons en quoi l’œuvre littéraire peut être considérée comme « objet-livre » puis dans une seconde partie, nous analyserons les arguments aux antipodes de cette thèse. De cette manière nous nous intéressons aux autres fonctions du livre, plus subtiles que la simple commercialisation.
Le terme de marchandise désigne un produit de l’activité humaine, pouvant être acheté et vendu. En cela, le livre peut être assimilé à une telle marchandise, disponible depuis l’invention de l’imprimerie à grande échelle et accessible à une majorité de personnes. Un véritable commerce du livre s’est d’ailleurs développé et c’est aujourd’hui un objet que l’on peut se procurer partout en magasin, en librairie ou que l’on peut même louer dans les bibliothèques. De par son abondance, le livre permet le gain d’argent et assure de cette manière un revenu aux personnes travaillant dans le monde de la littérature ; écrivains, libraires ou encore bibliothécaires.
Ce commerce, de plus en plus important, a ainsi rendu certains auteurs célèbres, leur garantissant parfois des sommes d’argents non négligeables, établissant leur fortune. Dès lors, la réputation de l’auteur prévaut hélas parfois sur le contenu même du livre, assurant de fortes ventes en dépit de la qualité de l’œuvre qui n’est dans cette situation plus que secondaire.
D’autres jeunes auteurs, désireux de bâtir leur célébrité se concentrent aussi sur un genre littéraire bien précis, préférablement prisé par les lecteurs contemporains. On peut ici citer l’exemple de l’heroic fantasy , genre florissant et rassemblant une quantité considérable d’œuvres depuis sa création au travers du Seigneur des Anneaux de John Ronald Reuel Tolkien, ne dérogeant pas à la règle établie par Jean le Rond d’Alembert, selon laquelle « Il suffit ici qu'un livre touche à certaines matières […], pour être en conséquence hors de prix. » Il n’est en effet pas rare de voir paraître sur le marché nombre de déceptions littéraires qui, préférant s’adapter aux modes et délaissant ainsi les intérêts, envies et buts véritables de l’écrivain se concentrent sur le profit que va en tirer ce dernier.
Enfin, la notion d’ « objet livre » est grandement soulignée par l’attention particulière dont font preuve les éditeurs vis-à-vis de l’apparence de l’œuvre. Aujourd’hui, parer le livre d’un atout purement visuel, destiné à captiver l’œil du lecteur, potentiel acheteur est devenu une stratégie commerciale largement employée dans l’univers de l’édition. Comme le dénote Hubert Nyssen dans un article paru en 2003 dans la revue éducative TDC, ces stratagèmes sont fréquemment employés « […]pour que le livre prenne le vent de la renommée » et cela même s’il s’en trouve dénaturé, de par l’illustration de sa couverture ou même la campagne publicitaire qui vient ce greffer autour de l’œuvre.
Ainsi, le livre tend aujourd’hui de plus en plus à devenir un objet purement commercial, le rapprochant de la comparaison établie par Balzac et privant ainsi l’œuvre de ses fonctions primaires que nous allons exposer au sein de la seconde partie.
En effet, le livre ne peut être considéré comme une simple marchandise tant il est incomparable avec tout autre produit banal. La particularité du livre tient en vérité à sa capacité à émouvoir le lecteur, à le faire rêver. Il est en cela un moyen d’évasion, qui permet au lecteur d’échapper à sa réalité quotidienne et d’extérioriser, voire d’exorciser ses peurs, ses problèmes. Par le biais de l’œuvre, l’auteur dépeint en effet un monde différent du nôtre, qu’il soit magnifique ou chaotique et pose des personnes issus de l’extraordinaire n’ayant pour limite que l’imagination même de l’écrivain. C’est par exemple le cas dans les genres du fantastique ou de la science-fiction, qui mêlent le réel à l’irréel, nous projetant dans un passé lointain ou dans un futur plus ou moins proche. On peut ici citer des œuvres telles que celles d’Isaac Asimov, qui dépeint à travers sa série Les Robots un avenir empli de technologies pointues, d’êtres mécaniques sur fond de protection de l’humanité.
Le livre représente aussi pour le lecteur une source de potentiel savoir et ce principalement depuis le XVIIIème siècle, les Lumières, au cours duquel la connaissance s’est répandue notamment grâce à l’œuvre majeure de ce siècle, l’Encyclopédie. De nombreux auteurs saluent d’ailleurs ce trait propre à la littérature, tels que Jean le Rond d’Alembert selon lequel « Ce génie philosophique, répandu dans tous les livres […] est l'instant de la plus grande lumière d'un peuple. » L’auteur érudit peut ainsi grâce à ses écrits partager sa connaissance avec ses lecteurs, leur offrant de cette manière un accès à l’instruction bien propre au livre. On peut donc décrire le livre comme le support du savoir, dont il est toujours possible d’extraire quelque connaissance.
Mais le livre est aussi un moyen pour l’auteur d’exprimer ses convictions et opinions, de dénoncer ou d’accuser, de défendre ou de soutenir. Il en va ainsi dans la littérature engagée et un exemple probant pour cela pourrait être l’article « J’accuse ! » d’Emile Zola paru en 1998 dans l’Aurore au travers duquel il prend la défense d’Alfred Dreyfus, lui apportant son soutien. Le livre est aussi, outre cela, une source de satisfaction et de jouissance pour son auteur que ça soit à travers son écriture ou par le biais du résultat final, après l’achèvement de celle-ci.
De cette manière, le livre bien que permettant à l’écrivain d’assurer son niveau de vie grâce au profit engrangé de par la vente de l’œuvre, est aussi et surtout un fabuleux outil d’expression, d’évasion ; une source considérable de savoir et de satisfaction, de fierté ou encore de plaisir pour son auteur. On peut cependant regretter la perte de valeur du livre aujourd’hui, que ce soit par son orientation visant clairement à en faire une pure marchandise désireuse de correspondre aux attentes d’un public large ou encore sa banalisation par le biais du cinéma, de la chanson, d’un abord plus aisé qui ont désormais pris la relève dans le domaine de l’instruction, privant ainsi le livre de son rôle de vecteur jusqu’ici privilégié dans tous les domaines cités précédemment.

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
16 mai 2009 à 14:24:09

Je précise que ma dissertation fait 1071 mots, ce qui sur une feuille double doit prendre bien deux feuilles et demi je pense^^ !

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
17 mai 2009 à 20:29:22

:salut:

:lol: merci pour l'aide ! xD

ImpaIaer
ImpaIaer
Niveau 6
17 mai 2009 à 21:06:10

Tu mets pas de titres et de sous-titres dans tes disserts?

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
18 mai 2009 à 19:14:27

Euh nan xD C'est pas nécessaire, du moins j'ai jamais vu une dissert comme ça enfin je peux me tromper^^.

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