Hum, ça me fait un peu penser à un extrait de texte qu'on a eu à décortiquer en cours de philo de Savater avec comme question : "L'artiste doit il toujours chercher la beauté"
Le fait est que tu peux voir beaucoup d'exemples de choses à la base laides, ou banales, qui une fois peintes deviennent belles.
L'exemple donné par Savater par exemple est Col Tempo de Giorgione.
Mais tu peux en voir pleins d'autres tels que Picasso (Guernica) ou en écriture Céline ou Baudelaire (la charogne).
De même Van Gogh qui peint des pommes de terre : peinture du banal et de l'utile, dont on se rend pas compte : un des rôles de l'artiste est de révéler ce qu'on ne regarde pas, de montrer la beauté la où elle serait sinon restée invisible.
Et effectivement, tu te rends compte que certaines œuvres ont plus de profondeur et sont au final plus belles que de simples peintures représentant les canons de l'époque.
Donc même si à la base on aurait pu penser (comme Platon) que le but de l'artiste est de peindre la Beauté, de représenter la beauté de la nature (et que la beauté doit toujours être reliée au bien et au bon), finalement elle peut prendre d'autres formes et même être plus puissante.
Un des grand buts de l'artiste est de retenir l'attention, et justement c'est en partie cela la beauté, attirer le regard, nous fixer, c'est ce qu'a su faire Giorgione.
Tu pourrais commencer en parlant de Fernando Savater, qui est intéressant. Ce dont je t'ai parlé provient du livre "Penser sa vie" et c'est le chapitre IX : "le frisson de la beauté".