Il fixe pour objectif l’achèvement du Marché commun à la fin de 1992. Il faut rédiger environ 300 directives pour démanteler les barrières physiques, politiques et fiscales faisant obstacle à la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes (les quatre libertés). Les souverainetés nationales sont appelées à effectuer de multiples transferts de compétences, le droit communautaire étant désormais supérieur au droit national.L'adoption de l'Acte unique européen comprend aussi deux innovations majeures. D'une part, les décisions relatives à l'établissement du marché intérieur peuvent être adoptées par un vote à la majorité qualifiée du Conseil des ministres, à l'exclusion des questions fiscales et sociales. D'autre part, L'Acte unique pose le principe de "reconnaissance mutuelle" des normes et réglementations nationales, à l'inverse de la procédure antérieure d'harmonisation préalable.