Voilà bonsoir à tous, je requiert un peu de votre temps et de votre esprit critique sur ce qui va suivre : le plan de ma dissert' est il bon, ou digne d'un monceau de fumier issu droit des fosses septiques de la bien-pensance ? Je vous laisse la liberté d'en juger, et de me dire si tel ou tel truc ne va pas, ce qu'il faudrait rajouter, bref ...
Attention, j'aimerais rajouter que le plan est tout ce qu'il y a de plus SCOLAIRE, je me conforme du mieux que je peux à l'hypocrisie de la philo scolaire.
Sujet : Comment peut on résoudre la violence ? ( Dissert' )
Intro : entrée en matière, expliciter le titre et surtout le concept de violence, en dégager les idées clés et les enjeux ( déjà fait ).
Thèse :
Il est impossible de résoudre la violence : elle fait partie intégrante de nous dès la naissance sous forme d'aggressivité ( Freud ), la frontière entre violence et aggressivité est brouilleé, on ne sait pas à quel point l'aggressivité commence à se traduire par la violence ( l'expérience de Millgram nous aiderait ici à y voir plus clair ). l'Homme tend même à l'antropomorphisme, à prêter à la Nature un caractère violent ( on parle de " violence de la Nature " ). Le système politique lui même légitimiserait l'usage de la violence pour orchestrer répressions et maintiens de l'ordre, avec un pouvoir centralisé et un Souverain tout puissant à la tête du pays, extérieur aux lois ( Le Léviathan de Hobbes ) ====> inégalité sociale. Violence est faite aux ouvriers lors de la révolution industrielle, où ils sont réduits à l'état de machine et de facteur de productivité. La violence se nourrissant de violence, le cercle vicieux est dès lors bouclé.
Antithèse :
. L'Homme peut la résoudre par le dialogue, du moment qu'il ne soit plus seulement logique, mais bien ontologique : le dialogue doit devenir dialectique pour raisonner l'autre et non pour le soumettre : la violence verbale serait alors jugulée. ( Platon )
. Par l'éducation également, avec Rousseau ou L'Emile, apprendre à faire la distinction onthologique de vrais et faux besoins, de préférer l'amour de soi à l'amour propre.
. En politique, les éruptions de violence sont justifiées, mais les peuples détiendraient alors un droit à la révolte : on a là une politisation du sujet de la violence dans le corps social. Les citoyens devront répondre à un shéma politique où les lois seront celles qu'il aura lui même votées, donc il se plie, en quelque sorte, à une restriction de liberté qu'il aura acceptée de son plein gré ===> il est libre. N'a plus de raisons d'être violent. ( Rousseau, Du Contrat Social )
Synthèse :
Il y a violence en société du fait de l'occultation des pulsions de chacun, cette occultation, ce refoulement là nous empêche de jouir librement de nos passions, d'où une frustration de chacun et d'une tendance plus grande à passer à la violence ( thèse de Freud ). Pour y remédier, processus de sublimation, dialogue et éducation moins rigide pour que le surmoi ne soit pas trop répressif.
Il y a violence quand nous avons l'impression d'être dans notre bon droit et d'accomplir un devoir ( cf Nuremberg ), quand l'interdiction d'exercer la violence est levée, et quand une prise de conscience se fait sur les inégalités sociales, entrainant un paradoxe où au nom de la Raison, on use de violence ( entraînant des révolutions sanglantes ); mais également dans le cas où le dirigeant du pays abuse de ses libertés ( inégalité sociale donc ) : il convient
ainsi de mieux définir les étapes où l'où on en arrive aux mains pour mieux limiter cette violence immanente. Seul un système politique juste peut limiter cette violence, nous faisant passer de l'état de Nature ( Hobbes, ou l'état de guerre permanente, la loi de la jungle ) à une mise en société, où chacun perd certes un peu de sa liberté, mais dans le but où chacun aie la même liberté et les mêmes droits.
Parler de la relativité de cette solution, tout n'est pas doré, loin de là ( suffit de jeter un coup d'oeil de nos jours en France ). Les hommes avides de pouvoir ne doivent pas être à la tête du pays ( on est quasiment certains qu'ils en abuseront un jour ou l'autre ), seul des hommes désintéressés et détestant le pouvoir feraient des bons politiciens : selon Platon, les philosophes seuls méritent de gouverner.
Voilà, vous en pensez quoi ? C'est qu'un premier jet, si vous avez des objections ou des idées supplémentaires, hésitez pas. ^^