Voila un avant-goût de ma dissertation.
Le libéralisme est l´ensemble des doctrines apparues du XVII° siècle au XIX° siècle en Occident et qui fondent sur la "liberté" de l´individu et sur la "liberté" des agents économiques par rapport au politique leur projet d´organisation sociale, liberté étant entendue comme absence de contrainte.
Matrice du marxisme, le libéralisme, à travers ses multiples versions et jusqu´au néo-libéralisme actuel se fonde sur les postulats suivants : individualisme, assimilation de la société à un marché (société marchande), méfiance à l´égard des pouvoirs de nature politique, croyance dans la transparence et la spontanéité des rapports sociaux dès lors qu´ils sont marchands et égalitaires, réduction des finalités culturelles à l´obtention du bien-être, croyance dans la fin possible des idéologies au profit d´une gestion "technique", neutre et éclairée de la société, etc. Le libéralisme débouche sur la technocratie et l´étatisme, sur la mercantilisation et l´opoacité des rapports sociaux, sur la réification de l´homme, assimilé à une "chose" dotée d´une valeur monnayable, qui est cette entité abstraite qu´est l´homo oeconomicus. Tout en se vantant d´organiser le libre-échange économique et la libre communication culturelle, le libéralisme alimente la domination du modèle occidental de civilisation et d´un système économique transnational (cf. américanisme). D´autre part, il faut combattre l´idée que le libéralisme, aujourd´hui contesté dans son efficacité économique (cf.économisme), détienne le monopole de la concurrence et de l´économie privée de marché (cf. autarcie).
De toutes les idéologies occidentales, le libéralisme est celle qui menace le plus notre spécificité culturelle : il fonctionne comme une drogue et empêche, notamment, des réactions de défense contre les menaces militaires. Le libéralisme est, très clairement, pour nous, l´ennemi principal.
Bref, le libéralisme c´est de la merde.