Non non, je n'ai jamais pensé que les étudiants en prépa étaient incapables de réfléchir.
En informatique, formatage, c'est "donner un format à (un support de données)".
En d'autres termes, rendre compatible, adapter, le support à l'ensemble.
Quand je dis que la prépa formate les élève aux concours, c'est pour signifier qu'elle les rend compatible, les adapte (tout comme l'on adapte son disque dur ou sa disquette pour l'intégrer dans l'ordinateur).
[Et ce n'est pas dit péjorativement : quelque soit le mileu, on ne peut pas travailler efficacemment dans un environnement donné si ce travail de formatage n'a pas été effectué.]
Pour reprendre le contexte, je répondais à un post où il était dit que l'élève de prépa maîtrisait mieux son cours que celui de fac [sous-entendu, qu'un élève de fac ne maîtrise les siens] et que c'était pour cela qu'il réussissait mieux aux concours.
Je répondais que ce n'était pas pertinent, car c'était normal que les élèves de prépa réussissent mieux, leurs cours étant destinés à les faire réussir à ces concours, là où les cours de fac n'ont pas ces objectifs (en d'autres termes, structurellement, élèves de prépa et étudiants de fac ne partent pas à armes égales pour ces concours).
Le taux de réussite supérieur des élèves de prépa aux concours ne permettait donc pas de déduire une meilleure maîtrise des cours respectifs de chacun.
Mais à aucun moment, je n'ai pensé ou voulu sous-entendre que les élèves de prépa ne savaient pas réfléchir ou qu'ils n'avaient pas de connaissances (il n'y avait pas de critique dans mes propos, mise à part celle du post auquel je répondais).
Quant aux "petits plus Periglioni" (j'ai cet affreux sketch d'Elie Semoun en tête...) apportés par la prépa, à savoir présentation, conseils, etc..., ce sont des avantages dans le cadre spécifique du concours.
Les connaissances, il faut les avoir, mais ça c'est la base, le minimum sans lequel il ne sert à rien de concourir.
Une fois atteint un certain niveau, la différence ne se fait plus là, et c'est le petit plus qui permet de se démarquer, car il fait gagner des places au classement (et c'est l'écart entre celui qui est dans la liste et celui qui ne l'est pas).
Même à la fac, lorsque je corrigeais des copies de L3, je le voyais bien : entre une personne à qui je mettais 8 et une qui avait 16, il n'y avait pas tant d'écart quant aux connaissances (tout le monde connaissait son cours, avait cité les bonnes références : l'écrémage à ce niveau là s'était fait pendant les 2 premières années, et les mauvais avaient dégagé).
Mais tout, dans la forme, la présentation, montrait que celui qui avait 16 exposait ces connaissances de façon naturelle, limpide, fluide, alors que celui qui avait 8 donnait l'impression d'avoir fait un travail de tâcheron...
Ce sont vraiment des points à ne pas négliger, car ils ont une énorme importance pratique.