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Liste des sujets

Message réaliste d'un élève.

Tidus1188
Tidus1188
Niveau 10
17 mars 2008 à 18:01:20

Moi je suis obligé de revoir constamment étant donné que je suis en filière prépa concours. Donc obligé étant donné que j'ai des concours blancs toutes les 2 semaines portant sur l'ensemble de la L1 et L2 ainsi que les cours supplémentaires que n'ont pas les autres, comme méca du solide ou fluide etc. ou suppléments comme français, philo... Et je ne passe pas les concours en plus. :fou:

Beaucoup d'autres sont aussi obligés de revoir constamment, notamment ceux qui comptent passer le Capes ou l'Agreg ->sérieusement<-. Seuls eux auront une chance de réussir d'ailleurs.

Sinon tu ne peux pas suivre un semestre sans revoir le semestre qui précède. Le programme n'est pas pensé avec les pieds... si tel chose est mise dans le semestre 1 c'est pour pouvoir suivre le semestre 2. Car au semestre 2, on ne revient pas sur le semestre 1. Le prof te ramène à rouvrir tes cours. Par exemple dans un cours de cristallo, tu vas souvent rencontrer des "cf atomistique semestre 1", en ondulatoire des "cf quantique semestre 3" etc... Les gens sérieux iront revoir leur semestre, les autres ont déjà mis leurs cours au feu donc bon...

Comparons les personnes comparables. Angelaxe tu dis que l'amphi était blindé de personnes qui dormaient. Je doute que celles au premier rang dormaient. Or c'est le seul rang d'étudiants où la comparaison est faisable. Dans n'importe quelle université c'est toujours la même chose. Les vrais étudiants sont aux 2 premiers rangs, tout le reste c'est... rien du tout. Comme le dit le fake de vulkpute, qui m'a fait rire soit dit en passant, ce sont des profiteurs de promos macdo. :rire2:

Enfin bref. Tout ça pour dire que non, un semestre passé on ne jette pas ses cours. Quel serait l'intérêt des études si c'est pour oublier un mois après ?

Il faut arrêter de décrire l'université en prenant en exemple les branleriens... Qui eux évidemment ne se contentent de ne rien faire pendant 1 semestre (puis ensuite 1 année), prennent le cours d'un collègue la veille de l'exam et apprennent par cœur mot pour mot le cours et le recrachent, puis se rendorment pendant 1 semestre puis rebelotte on recrache. Ça ce sont les personnes qui arrivent à déjouer le système de l'université.

Les profs sont au courant, ils savent qui est bon qui est mauvais.
Ce n'est pas un zoo non plus. Ils sont capables de reconnaître une tête dans une classe. L'université ce n'est pas comme vous décrivez, ce n'est pas un endroit où tu es jeté et laissé avec un simple code barre. Il faut savoir se faire reconnaître en étant un vrai étudiant.
Et ce sont ces vrais étudiants qu'il faut prendre en compte.

Au lieu de décrire l'université en prenant vos amis pour exemple, parlez avec un enseignant et renseignez vous.
C'est comme si je disais que les états-unis étaient une poubelle parce qu'elle est remplie de tueurs en série, de gangs en tout genre. Ne vous en faite pas, il y a des habitants sains...

Bref, joli topic soit dit en passant. :o))

Libegafra
Libegafra
Niveau 9
17 mars 2008 à 18:38:24

Au fait je proteste énergiquement!Ce topic ne s soucie que des scientifiques sans prendre en compte les littéraires(et les économistes aussi mais eux on les aime pas alors bouh) qui pourtant constituent comme chacun sait l'élite de la nation :nah:

Deagle_1312
Deagle_1312
Niveau 10
17 mars 2008 à 20:15:22

Les clivages entre enseignements a toujours existé (prépa/fac, etc).

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 20:45:13

"De plus après la prépa il y a un concours, ce qui pousse beaucoup les élèves à tout maîtriser en permanence et pas juste à bosser une matière pour un semestre et basta. De même en général un élève de prépa maîtrise beaucoup mieux son cours et les exos qu'un élève de fac. Un exemple cinglant a été celui d'un pot de fac qui trouvait que notre programme de sup était atrocement facile, et que du coup il allait déchirer tout le monde en s'inscrivant aux petites mines...résultat il n'a même pas été admissible (et pourtant ya pas besoin d'être une lumière totale), et pourtant il n'a eu aucun problème pour passer en L2."

:d) Bah, ça c'est sûr... Mais il n'y a pas de mérite et ce genre de comparaison n'apporte aucun enseignement :

Le programme de prépa est formaté pour ces concours, ce qui n'est pas le cas du programme de fac.

Je ne vois pas où est l'intérêt de dire que ceux qui s'entraînent toute l'année pour telle configuration donnée réussissent mieux dans cette configuration que ceux qui n'ont pas du tout été préparés pour cette optique.

Cela ne permet pas de déduire que les premiers sont meilleurs dans l'absolu. La seule constatation que l'on peut en faire, c'est simplement qu'il y a adéquation entre cours et épreuve, et que les cours de prépa remplissent leur but (c'est d'ailleurs le minimum).

Pour le reste, de par mon vécu et ayant déjà cotoyé des anciens de l'ENS ou de Sciences Po Paris, je peux dire qu'à conditions égales, un étudiant issu de la fac n'a absolument pas à rougir ou à se sentir dévalorisé face aux élèves des grandes écoles.

Le principal avantage des élèves de grandes écoles, c'est qu'ils savent qu'ils sont bons et ne doutent pas d'eux-mêmes (on leur a tellement répété que c'était l'élite et qu'ils accèderaient à tel ou tel poste que tout leur semble normal), ce qui n'est pas le cas d'un étudiant en fac (car ce dernier n'a jamais été confronté aux concours, et n'a pas de profs pour leur dire "quand vous serez à HEX/X/ENS/ENA...").

Du coup, les seconds ont tendance à ne pas oser, à ne pas y croire, et à ne pas faire ce qu'il faut.

Mais c'est un avantage qui se rattrape très vite pour celui qui prend conscience de sa valeur, et que ce qu'il a appris dans sa fac de province était tout aussi valable que ce que l'on enseigne dans les grands établissements parisiens.

Puis bon, la prépa n'a rien d'exceptionnel. Il y a plein de situations professionnelles qui nécessitent plus de travail que ce qu'on y fait.

Cela effraie juste les jouvenceaux parce qu'à 18 ans, on n'a pas l'habitude de travailler...

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:16:14

Bref, topic sans grand intérêt, qui ne construit sa force polémique que sur la base d'approximations et de rapprochements artificiels de cursus n'ayant ni la même optique, ni le même mode de fonctionnement.

Ceci dit, topic amusant, car ce genre de méprise est le terreau rêvé pour laisser prise aux arguments d'autorité ("tu as fait prépa, donc tu es plus fort que moi" : on sent le degré de logique du matheux qui se laisse prendre à ce genre de raisonnement (comme si la proposition A impliquait par elle-même la proposition B...) et l'on sait tout de suite à qui l'on a à faire :rire: ).

Libegafra
Libegafra
Niveau 9
17 mars 2008 à 21:18:42

Pasfou le programme n'est pas "formaté",les concours sont très divers,changent en fonction des annés et certaines écoles n'ont pas de véritable programme de révision,juste de grandes lignes,c'est particulièrement vrai en prépa littéraire,il faut tout savoir sur tout :o))On est pas en terminale

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:21:27

Alors qu'est-ce que v:-)))ous foutez en prépa, si ça ne vous prépare pas ?

Autant se prendre une année sabbatique et se préparer tout seul comme un grand. :rire:

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:25:34

Vous ne faites pas de devoirs d'annales ? Vous n'apprenez pas les méthodes ? Vous n'avez pas de colles ? Vous n'avez pas de cours correspondant aux matières passées lors des concours ?

Ne me dites pas que vous jouez au sudoku en guise de préparation à l'école du caoutchouc...

marseille_pur_
marseille_pur_
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:26:23

Les profs qui formatent pour être à HEC/X etc... j'ose espérer que tu grossis un cliché volontairement...

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:32:18

Je ne vais pas m'amuser à citer le nom des 3000 grandes écoles qui existent.^^

Et "programme" est entendu dans un sens large (programme de travail), car justement on n'est pas en Terminale. :)

Angelaxe
Angelaxe
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:39:44

Si tu comparais le programme le fac et celui de prépa tu verrais que justement sur le fond il n'y a pas beaucoup de différences, ce qui change c'est l'optique dans laquelle l'enseignement est fait: les élèves de prépa sont tous poussés, les élèves de fac doivent se pousser eux même.

De même ton "Alors qu'est-ce que v:-)))ous foutez en prépa, si ça ne vous prépare pas ? " me semble étrange...Pourquoi vas tu à l'école vu qu'elle ne te prépare pas à travailler? Un élève suffisamment doué peut en partie se passer de prépa, cf. Bruno le Floch qui se tape tous les programmes tout seul, mais on y reçoit l'enseignement de quelqu'un qui peut nous expliquer, c'est le principe de l'école. De plus tes exemples marchent aussi pour la fac, puisque les faqueux du topic parlent aussi de colles et de concours...

Et ensuite il n'est écrit nulle part que la prépa ne nous prépare pas, mais simplement que par exemple pour les littéraires le programme change tous les ans, ce qui est à mon avis beaucoup plus souple que dans la plupart des facs...

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 21:56:43

Je ne vais pas comparer les programmes, car ça n'aurait pas grand intérêt vu la diversité des situations à prendre en compte (ex : un concours qui prévoit une épreuve de culture générale, type de cours qu'il n'y a jamais en fac).

ex.: prépa littéraire/fac de lettres (+ sous-distinctions selon que la personne fait anglais ou socio), fac de sciences/prépa scientifique...

Ce qui change, c'est qu'en fac, on prépare à un examen qui sera préparé par le prof qui aura donné cours, sur un programme que tu as étudié avec lui ou qu'il t'a indiqué. Il faut avoir 10 pour valider son unité et son année.

Tandis qu'en prépa, on prépare à un concours. On ne sait pas à l'avance sur quoi ça va tomber (il y a un programme, mais il est moins compartimenté qu'en fac où l'on raisonne en termes d'unités de valeur), on ne connaît pas le correcteur, et c'est pour ça qu'il faut une préparation spécifique (pour maximiser ses chances).
Peu importe sa note, ce qui compte c'est le classement.

En outre, dans un concours (là encore, je ne peux pas parler de tous les concours), la forme compte au moins autant que le fond.

A la fac on attend des connaissances, dans un concours on attend une certaine présentation (le correcteur va passer 20 minutes sur la copie ; il attend certains codes).

ex. : l'ENA

La fac dispense un enseignement, mais ne prépare pas aux concours.

Il peut exister des préparations spécifiques et optionnelles, mais ça n'est pas la vocation première de la fac.

Bref, ce sont deux mondes distincts.

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 22:02:00

Et, comme je l'ai dit, à conditions égales, un étudiant de fac n'a pas à rougir devant un élève de grande école (je ne parle même pas le prépa, mais du niveau au dessus).

Seulement, c'est à lui de se créer ces conditions égales (en suivant une préparation appropriée au type d'épreuves qu'il va devoir passer ; et cette préparation ne passera pas par le suivi classique des cours de fac, car je le répète la fac ne prépare pas aux concours).

La grande erreur, c'est de se contenter des cours de fac et d'arriver complètement impréparé(cause de l'échec).

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 22:11:16

Mais je pense que vous êtes trop dans le bain pour vous rendre compte que vous avez acquis des codes, des méthodes, des automatismes.

Par exemple, toutes les semaines, vous passez des colles, etc... C'est tout con, mais vous avez l'habitude de ce genre d'évènements.

En fac, on n'a jamais d'épreuve orale (et quand il y en a, pas le même type d'épreuve orale). résultat : Au premier oral de concours, on se ramasse (car on n'a pas une centaine de colles derrière soi en arrivant devant le jury).

Et ce n'est qu'un exemple de l'avantage d'une préparation spécifique concours.

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
17 mars 2008 à 22:20:23

Et (dernière intervention de ma part pour ce soir), un élève de fac même hyper motivé est assuré de se planter s'il n'a pas de préparation adaptée (il ne faut pas transposer le débat sur la motivation ou même le niveau, car ce sont de faux problèmes). :)

Je vais prendre un exemple simple, mais que j'espère éclairant :

Pour le concours de l'ENA, 95% de ceux qui le réussissent en externe ont fait la prépa ENA de Sciences Po Paris.

Et pourtant, il y en a plein de l'ENS qui le tentent, il y a une prépa ENA dispensée par l'ENS.

Vas t'on dire que c'est parce que les étudiants de l'ENS sont moins bons ou moins motivés que les étudiants de Sciences Po ?

Non. C'est juste la préparation qui est moins adaptée (et sur un concours, où tout le monde est dans un mouchoir de poche, ça fait la différence à tous les coups).

C'est pourquoi faire passer les Petites Mines à un étudiant de fac me paraissait ridicule et sans pertinence... :-)))

marseille_pur_
marseille_pur_
Niveau 10
17 mars 2008 à 22:38:04

Ce qui m'a gené dans un post, je ne sais plus lequel c'était celui qui disait que le taupin a bac+2 est moins qualifié pour un jb que quelqu'un sortant de L2, or il lui manque aussi une année pour valider un diplome donc je vois pas en quoi c'est une différence à niveau d'étude égal?

Libegafra
Libegafra
Niveau 9
18 mars 2008 à 07:02:55
  • Pasfou Voir le profil de Pasfou

* Posté le 17 mars 2008 à 21:21:27 Avertir un modérateur
* Alors qu'est-ce que v:-)))ous foutez en prépa, si ça ne vous prépare pas ?

Autant se prendre une année sabbatique et se préparer tout seul comme un grand. :rire:
* Lien permanent

* Pasfou Voir le profil de Pasfou
* Posté le 17 mars 2008 à 21:25:34 Avertir un modérateur
* Vous ne faites pas de devoirs d'annales ? Vous n'apprenez pas les méthodes ? Vous n'avez pas de colles ? Vous n'avez pas de cours correspondant aux matières passées lors des concours ?

:d) On travail bien sûr sur des devoirs qui sont tombés telle ou telle année mais les programmes changent constamment
Formater pour rentrer à l'ENS est fort difficile,ils ont 5000 copies et celles qui s'en sortent sont justement celles qui font dans l'originalité
Oui on intègre des habitudes ,des méthodes de travail mais qui ne sont aps spécifiques aux concours , parler de formatage est absurde,ce n'est pas le bac,on se prépare plus généralement à une poursuite d'études,sinon on se planterait une fois sortis de nos petits lycées

Il faut arrêter de croire que parce qu'on travaille en lycée on bosse comme en terminale sur des sujets qui nechangent pas en 15 ans

Ne me dites pas que vous jouez au sudoku en guise de préparation à l'école du caoutchouc...

:d) Dailymotion spotted! :noel:

Chaos_Clad
Chaos_Clad
Niveau 10
18 mars 2008 à 08:47:25

Et pour en revenir aux utilisations des connaissances acquises au cours d'un semestre, moi j'ai fait de la physique au semestre 1, ça ne me servivra plus jamais étant donné que je suis dans une filière informatique. Ceci dit j'ai aussi fait de l'algorithmique et de la programmation ainsi que de l'algèbre linéaire, et ça ça me suivra jusqu'à la fin de ma vie.
Mais évitez de prendre en compte la L1, elle n'est pas représentative de la fac parce qu'elle est très générale et comporte tous ceux qui sont venus à la fac par défaut.

Pour le reste, il me semble que Pasfou a dit l'essentiel et qu'il serait inutile de continuer ^^

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
18 mars 2008 à 10:21:01

Libegafra : Je vois que c'est le terme formatage qui te gêne.

Mais je pense que là où tu commets une erreur, c'est que tu crois que les concours ne sont pas des types d'épreuve spécifiques.

Alors qu'après, tu vas dans mon sens, en disant qu'à l'ENS ceux qui réussissent sont ceux qui font dans l'originalité. Or, justement, l'originalité, le fait de se démarquer par rapport aux autres, d'avoir un plus par rapport aux autres copies, c'est justement l'esprit concours (à la fac, on s'en fout de l'originalité : seules comptent les connaissances).

La fac connaît ses propres règles et exigences...

ex.: Le formatage fac de droit, c'est un plan en 2 parties, 2 sous parties (dans chaque partie), intitulés des titres sans verbe, pas de conclusion (sachant que certains profs ne mettent pas la moyenne si ce canon n'est par respecté (et quelque soit la valeur de la copie), l'élève de prépa qui arrive et fait son plan habituel va se planter).

... Règles et exigences qui ne sont pas les mêmes qu'au concours.

ex.:
- Si j'arrive au concours avec mon plan avec 2 parties, 2 sous parties, intitulés des titres sans verbe, pas de conclusion, alors que les correcteurs sont des énarques (donc, issus de Sciences Po), je me tire une balle dans le pied (eux, ils font leur plan différemment).

- A l'oral, sur un sujet du type "les étrangers", si je fais tout mon exposé sur le statut juridique des étrangers (ce qui à la fac serait excellent) :
1) Les membres du jury n'y comprendront rien ((il y a de fortes chances qu'ils ne soient pas pointus en la matière).
2) Ils vont me reprocher de ne pas avoir été pluridisciplinaires (leurs attentes auraient été d'aborder le thème d'un point de vue philosophique, sociologique, juridique, etc... En savoir moins, mais en savoir un peu sur tout). = A la fac, j'aurais été hors sujet et lourdement sanctionné.

Résultat : Je ne serais pas pris.

L'approche du concours est totalement différente de celle de l'examen.

A la fac, il faut être très bon sur les connaissances dans la matière que l'on passe.

Dans un concours, on ne demande pas de tout savoir sur tout dans le détail (ce n'est pas possible). Il doit y avoir des connaissances (moins qu'à la fac sur un point particulier car les membres du jury n'ayant pas révisé, ils en savent souvent moins que le candidat, sauf dans leur domaine de prédilection), mais on va rechercher d'abord une attitude (à l'oral), ou une certaine approche du sujet (à l'écrit).

Bref, ça ne s'improvise pas. Et la formation en prépa est adaptée au caractère pluridisciplinaire et touche à tout du concours (sachant que l'on a aussi les bons types de plan, les bonnes habitudes, qui sont souvent différentes en fac).

Mais ce que je dis entre fac et prépa est également valable entre prépas.

D'une manière générale, plus on est proche du cercle de ceux qui conçoivent les sujets et qui sont au fait des choses, plus on accroit ses chances (car mieux on va être informé de la manière de répondre aux attentes).

Quelqu'un d'une prépa parisienne aura ainsi plus de chances qu'un élève d'une prépa paumée, car dans la prépa paumée, il n'est pas sûr que les profs auront eux-même tenté ou réussi les concours pour lesquels ils préparent (comme les prépa à la fac, où les universitaires qui enseignent n'ont souvent pas passé eux-mêmes le concours).

Dans les prépas paumées, mis à part le cas du surdoué (le très bon réussira toujours, d'où qu'il vienne), le bon élève qui ne se démarque pas du lot n'aura pas le petit plus méthodologique qui aurait fait la différence pour se démarquer, et aura moins de chances de réussir les concours pour les écoles les plus prestigieuses.

[Car, pour l'admissibilité, on fait le tri entre les bons et les moins bons (le seuil variant selon la difficulté du concours) ; mais au stade de l'admission, tout le monde est bon et est très proche l'un de l'autre : la différence ne se fait alors plus principalement sur les connaissances.]

Libegafra
Libegafra
Niveau 9
18 mars 2008 à 15:52:35
  1. Pasfou Voir le profil de Pasfou
  2. Posté le 18 mars 2008 à 10:21:01 Avertir un modérateur
  3. Libegafra : Je vois que c'est le terme formatage qui te gêne.

Mais je pense que là où tu commets une erreur, c'est que tu crois que les concours ne sont pas des types d'épreuve spécifiques.

Alors qu'après, tu vas dans mon sens, en disant qu'à l'ENS ceux qui réussissent sont ceux qui font dans l'originalité. Or, justement, l'originalité, le fait de se démarquer par rapport aux autres, d'avoir un plus par rapport aux autres copies, c'est justement l'esprit concours (à la fac, on s'en fout de l'originalité : seules comptent les connaissances).

:d) Et bien ce n'est pas un avantage,l'originalité seule ne suffit pas au concours le niveau de connaissance est lui-même très élevé
Simplement quand tu as en face de toi 4000 autres types ayant à peu près le même niveau il faut apporter quelque chose en plus
C'est une addition aux connaissances,pas un substitut
Sinon tout cela n'aurait aucun intérêt et ça se ressentirait dans les résultats futurs,qu'on aille en école ou en fac

Sinon tu cites Science po mais ce n'est pas le concours qui est en lui-même différent c'est l'école en elle-même
En fac de droit on est spécialiste de Droit (même si on ne fait pas que ça),à Sciences Po on demande d'être capable de faire de tout,Histoire,science politique,Droit,éco,langues

Tout exercice est nécessairement plus ou moins figé,ce que tu dis sur le plan de Droit est très révélateur,vous avez également à vous conformer à un certain moule avant toute chose

En revanche ce que tu dis sur la proximité avec les normaliens est vraie...et logique en même temps,on prépare mieux à ce qu'on a réussi soi-même

Mais encore une fois je ne vois pas ou est le problème,on rate le concours tant pis on fait autre chose et on s'en sort visiblement même à la fac,même avec l'adaptation que ça suppose,ce qui me gêne dans ton post c'était le terme formatage oui parce que cela semblait impliquer en gros que nous étions incapables de réfléchir...or les profs détestent les perroquets,pour réussir en prépa il faut lire à côté,énormément...et vu la vaste choix de bouquins il y a peu de risques de répéter ce que 'l'autre aura dit,c'est impossible de tout lire :fou:
Comme je l'ai dit on est plus en terminale,les programmes quand il y en a changent,de plus le but est aussi de nous adapter à d'autres poursuites d'études (surtout en lettres vu le peu d'écoles et les taux de réussite) éventuelles

Les remarques de chépluki sur l'élite du post-bac,la soi-disant fossé entre fac/prépa est absurde (on ne va pas redire pourquoi) mais attention à ne pas commettre la même erreur prépateux = lycéen en plus prétentieux...nos profs ne nous répètent pas que nous sommes des génies...au contraire on a plutôt tendance à redescendre sur Terre vu les taules qu'on se tape :rire2:

Voilà je trouve ça dommage ces pseudo-querelles ça me fait penser aux guéguerres du genre "S VS tout le monde" , je n'ai pas de complexe quel qu'il soit,je ne me prends pas pour un génie sous prétexte que je suis en prépa (j'ai des tas d'amis en fac,dans ma famille beaucoup y sont passés,moi même j'ai pensé y aller et j'y mettrai surement les pieds statistiquement)et je pense être assez conscient que si je vais en fac je devrais nécessairement m'adapter mais qu'on ne vienne pas me dire que je suis là juste parce qu'on me pousse au cul ou ce genre de choses :o)) nous dans le supérieur même en étant au lycée

Peace,love,unity l'intérêt pour les études,voilà le plus important

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