Bonjour,
Mon professeur de français m'a donné à faire le commentaire littéraire d'un extrait de la pièce de théâtre "Ubu Roi" de Jarry.
Tout d'abord, voici l'extrait en question :
L'action d'Ubu roi se déroule en Pologne, "c'est-à-dire nulle part". Le père Ubu, officier de confiance du roi Venceslas, est poussé par son épouse à trahir le roi pour usurper sa place.
Père Ubu. - Merdre !
Mère Ubu. - Oh ! voilà du joli, père Ubu, vous estes un fort grand voyou.
Père Ubu. - Que ne vous assom-je, Mère Ubu !
Mère Ubu. - Ce n'est pas moi, Père Ubu, c'est un autre qu'il faudrait assassiner.
Père Ubu. - De par ma chandelle verte, je ne comprends pas.
Mère Ubu. - Comment, Père Ubu, vous estes content de votre sort ?
Père Ubu. - De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content. On le serait à moins : capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'ordre de l'Aigle rouge de Pologne et ancien roi d'Aragon, que voulez-vous de mieux ?
Mère Ubu. - Comment ! Après avoir été roi d'Aragon, vous vous contentez de mener aux revues une cinquantaine d'estafiers armés de coupe-choux, quand vous pourriez faire succéder sur votre fiole la couronne de Pologne à celle d'Aragon ?
Père Ubu. - Ah ! Mère Ubu, je ne comprends rien de ce que tu dis.
Mère Ubu. - Tu es si bête !
Père Ubu. - De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant ; et même en admettant qu'il meure, n'a-t-il pas des légions d'enfants ?
Mère Ubu. - Qui t'empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place ?
Père Ubu. - Ah ! Mère Ubu, vous me faites injure et vous allez passer tout à l'heure par la casserole.
Mère Ubu. - Eh ! pauvre malheureux, si je passais pas la casserole, qui te raccommoderait tes fonds de culotte ?
Père Ubu. - Eh vraiment ! et puis après ? N'ai-je pas un cul comme les autres ?
Mère Ubu. - A ta place, ce cul, je voudrais l'installer sur un trône. Tu pourrais augmenter indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l'andouille et rouler carrosse par les rues.
Père Ubu. - Si j'étais roi, je me ferais construire une grande capeline comme celle que j'avais en Aragon et que ces gredins d'Espagnols m'ont impudemment volée.
Mère Ubu. - Tu pourrais aussi te procurer un parapluie et un grand caban qui te tomberait sur les talons.
Père Ubu. - Ah ! je cède à la tentation. Bougre de merdre, merdre de bougre, si jamais je le rencontre au coin d'un bois, il passera un mauvais quart d'heure.
Mère Ubu. - Ah ! bien, Père Ubu, te voilà devenu un véritable homme.
Père Ubu. - Oh non ! capitaine de dragons, massacrer le roi de Pologne ! plutôt mourrir !
Mère Ubu, à part. - Oh ! merdre ! (Haut.) Ainsi tu vas rester gueux comme un rat, Père Ubu.
Père Ubu. - Ventrebleu, de par ma chandelle verte, j'aime mieux être gueux comme un maigre et brave rat que riche comme un méchant et brave chat.
Mère Ubu. - Et la capeline ? et le parapluie ? et le grand caban ?
Père Ubu. - Eh bien, après, Mère Ubu ? (il s'en va en claquant la porte.)
Mère Ubu, seule. - Vrout, merdre, il a été dur à la détente, mais vrout, merdre, je crois pourtant l'avoir ébranlé. Grâce à Dieu et à moi-même, peut-être dans huit jours serai-je reine de Pologne.
Comme pour faire tout commentaire littéraire, il faut chercher deux axes de lecture avec dedans deux sous paragraphes avec des idées à développer.
J'ai pour l'instant trouver ceci :
I/ Le côté influençable de Père Ubu
1) Une grande envie de richesse et de privilèges
2) Un côté influençable dangereux lorsqu'il deviendra roi
II/ L'importance des injures
1) Elles expriment bien les pensées du personnage, contrairement à ce qu'on pourrait le penser
2)
Merci d'avance pour votre aide !