Bonsoir ! 
Petit HS je sais, mais bon, j´ai besoin d´avis de gens cultivés, intelligents, géniaux etc., et ce forum est l´endroit où la concentration au m² de personnes correspondant à ce profil est la plus élevée ! 
Plus sérieusement, j´ai un problème. En fait, j´ai un peu l´impression d´être schizophrène, au sens "commun", ie de fortes contradictions au sein d´un même esprit (le mien ici). Je m´explique : parfois, je prends des décisions. Jusque là normal. Seulement, à l´instant t0 où je prends disons une décision x, j´en ai pleinement conscience, tout comme de ses conséquences, et mon état d´esprit n´est en apparence pas en contradiction avec cette décision, étant donné que je la prends en concordance avec mon état d´esprit au temps t0. C´est donc une décision que je crois bonne et la conduis par là jusqu´au bout.
Seulement, une fois ceci passé, à l´instant t1, je regrette. Comme si un autre moi avait surgi, en réfléchissant sur cette décision, je me dis "putain mais je suis con, pourquoi j´ai fait ça moi?". D´aucuns me diront que ce problème ne m´est pas propre et que c´est un des drames de la nature humaine que de douter en permanence. Mais n´ayant pas connaissance du degré de remise en question perpétuelle chez autrui, je le trouve chez moi particulièrement élevé, à tel point que d´une heure à l´autre je peux presque être totalement différent et dire tout et son contraire par rapport à des propos que j´aurais tenus antérieurement. C´est particulièrement désagréable, et ça concerne vraiment tous les domaines : positions politiques, choix d´orientation, décisions ayant trait à ma vie sociale etc. Le pire pour moi du reste, c´est que, quand je "change" d´état d´esprit, je ne comprends pas pourquoi j´ai pris précédemment telle décision ou ai dit telle ou telle chose, alors que je me figure bien que, au moment où ces décisions ou paroles me sont venues en tête, j´en connaissais parfaitement les raisons et les justifiais parfaitement.
J´ai l´impression d´être un simple objet soumis à des sentiments antinomiques, comme un affect chaotique, et que la position de l´indicateur qui définit mon état d´esprit, pour imager, passe d´une position à l´autre sans que je sache ni pourquoi ni quand ni comment (je reste manichéen en n´envisageant que deux cas de figure, par volonté de faire simple (ça l´est au moins ?
)). Cet état de fait me fait m´interroger sur la pertinence des choix que je peux faire au quotidien : les fais-je pour une partie seulement de mon être ? J´aimerais unifier ces deux fragments qui l´un après l´autre prennent possession de moi. 
Merci d´avoir lu le récit passionnant de ma vie...
PS : Est-ce signe de folie que de taper contre les murs à 1h00 du matin ? 