Bonjour,
je dois trouver une axe de lecture ou faire une lecture analytique de ce passage. Est ce que quelq´un peut m´aider ?
[La reine d´Espagne, dont le mari passe de longues journées à la chasse, est seule, inquiète de la haine que lui porte Don Salluste, un noble qu´elle a écarté de la Cour, et émue par les billets que lui dépose chaque soir un inconnu, Ruy Blas.]
LA REINE :
[...] Qui que tu sois, ô jeune homme inconnu
Toi qui, me voyant seule et loin de ce qui m´aime,
Sans rien me demander, sans rien espérer même,
Viens à moi, sans compter les périls où tu cours;
Toi qui verses ton sang, toi qui risques tes jours
Pour donner une fleur à la reine d´Espagne;
Qui que tu sois, ami dont l´ombre m´accompagne,
Puisque mon cœur subit une inflexible loi,
Sois aimé par ta mère et sois béni par moi !
(Vivement et portant la main à son cœur.)
– Oh ! Sa lettre me brûle !
Retombant dans sa rêverie.
Et l´autre ! L´implacable
Don Salluste ! Le sort me protège et m´accable.
En même temps qu´un ange, un spectre affreux me suit;
- Et, sans les voir, je sens s´agiter dans ma nuit,
Pour m´amener peut-être à quelque instant suprême,
Un homme qui me hait près d´un homme qui m´aime.
L´un me sauvera-t-il de l´autre ? Je ne sais.
Hélas ! Mon destin flotte à deux vents opposés.
Que c´est faible, une reine, et que c´est peu de chose !
Prions.
Merci en avance !