Salut, je dois faire le commentaire du texte suivant mais j´ai beaucoup de mal...
Quelqu´un pourrait-il m´aider
s´il vous plait
Merci
LA REINE.
Eh bien, écoute donc !
Levant les yeux au ciel.
Oui, je vais tout lui dire.
Est-ce un crime ? Tant pis ! Quand le coeur se déchire,
Il faut bien laisser voir tout ce qu´on y cachait.
Tu fuis la reine ? Eh bien, la reine te cherchait.
Tous les jours je viens là, là, dans cette retraite,
T´écoutant, recueillant ce que tu dis, muette,
Contemplant ton esprit qui veut, juge et résout,
Et prise par ta voix qui m´intéresse à tout.
Va, tu me sembles bien le vrai roi, le vrai maître.
C´est moi, depuis six mois, tu t´en doutes peut-être,
Qui t´ai fait, par degrés, monter jusqu´au sommet.
Où Dieu t´aurait dû mettre une femme te met.
Oui, tout ce qui me touche a tes soins. Je t´admire.
Autrefois une fleur, à présent un empire !
D´abord je t´ai vu bon, et puis je te vois grand.
Mon dieu ! C´est à cela qu´une femme se prend !
Mon dieu ! Si je fais mal, pourquoi, dans cette tombe,
M´enfermer, comme on met en cage une colombe,
Sans espoir, sans amour, sans un rayon doré ?
Un jour que nous aurons le temps, je te dirai
Tout ce que j´ai souffert. Toujours seule, oubliée !
Et puis, à chaque instant, je suis humiliée.
Tiens, juge, hier encor... Ma chambre me déplaît.
Tu dois savoir cela, toi qui sais tout, il est
Des chambres où l´on est plus triste que dans d´autres ;
J´en ai voulu changer. Vois quels fers sont les nôtres,
On ne l´a pas voulu. Je suis esclave ainsi !
Duc, il faut, dans ce but le ciel t´envoie ici,
Sauver l´état qui tremble, et retirer du gouffre
Le peuple qui travaille, et m´aimer, moi qui souffre.
Je te dis tout cela sans suite, à ma façon,
Mais tu dois cependant voir que j´ai bien raison.