Bonjour, je dois faire un commentaire composé sur la tirade de la reine de la scene 3 acte III dans Ruy Blas de Hugo (texte ci-dessous). Le prof nous a conseiller de faire attention au registre,a la versification et a la syntaxe mais je galere un peu. Quelqu´un pourrait il me proposé un plan de commentaire avec quoi mettre dedans. Et je galere un peu pour trouver les figures de styles présente aussi
svp
merci
La Reine.
Eh bien, écoute donc !
Levant les yeux au ciel.
Oui, je vais tout lui dire.
Est-ce un crime ? Tant pis ! Quand le cœur se
déchire,
il faut bien laisser voir tout ce qu´ on y cachait. -
tu fuis la reine ? Eh bien, la reine te cherchait.
Tous les jours je viens là, -là, dans cette
retraite, -
t´ écoutant, recueillant ce que tu dis, muette,
contemplant ton esprit qui veut, juge et résout,
et prise par ta voix qui m´ intéresse à tout.
Va, tu me sembles bien le vrai roi, le vrai maître.
C´ est moi, depuis six mois, tu t´ en doutes peut-être,
qui t´ ai fait, par degrés, moter jusqu´ au sommet.
Où Dieu t´ aurait dû mettre une femme te met.
Oui, tout ce qui me touche a tes soins. Je t´ admire.
Autrefois une fleur, à présent un empire !
D´ abord je t´ ai vu bon, et puis je te vois grand.
Mon dieu ! C´ est à cela qu´ une femme se prend !
Mon dieu ! Si je fais mal, pourquoi, dans cette tombe,
m´ enfermer, comme on met en cage une colombe,
sans espoir, sans amour, sans un rayon doré ?
-un jour que nous aurons le temps, je te dirai
tout ce que j´ ai souffert. -toujours seule,
oubliée ! -
et puis, à chaque instant, je suis humiliée.
Tiens, juge, hier encor... -ma chambre me déplaît.
-tu dois savoir cela, toi qui sais tout, il est
des chambres où l´ on est plus triste que dans
d´ autres ; -
j´ en ai voulu changer. Vois quels fers sont les
nôtres,
on ne l´ a pas voulu. Je suis esclave ainsi ! -
duc, il faut, -dans ce but le ciel t´ envoie ici, -
sauver l´ état qui tremble, et retirer du gouffre
le peuple qui travaille, et m´ aimer, moi qui souffre.
Je te dis tout cela sans suite, à ma façon,
mais tu dois cependant voir que j´ ai bien raison