Bonjour , je suis en 1ère S
Jesuis donc pas très bon en français et j´ai un exo :
il faut que je trouve la morale de ces 5 fables :
Jadis certain Mogol vit en songe un vizir
Aux Champs Elysiens possesseur d´un plaisir
Aussi pur qu´infini, tant en prix qu´en durée
Le même songeur vit en une autre contrée
Un ermite entouré de feux,
Qui touchait de pitié même les malheureux.
Le cas parut étrange, et contre l´ordinaire
Minos en ces deux morts semblait s´être mépris.
Le dormeur s´éveilla tant il en fut surpris.
Dans ce songe pourtant soupçonnant du mystère,
Il se fit expliquer l´affaire.
L´interprète lui dit «Ne vous étonnez point ;
Votre songe a du sens; et, si j´ai sur ce point
Acquis tant soit peu d´habitude,
C´est un avis des dieux. Pendant l´humain séjour,
Ce vizir quelquefois cherchait la solitude ;
Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour.»
Si j´osais ajouter au mot de l´interprète,
J´inspirerais ici l´amour de la retraite
Elle offre à ses amants des biens sans embarras,
Biens purs, présents du ciel, qui naissent sous les pas.
Solitude où je trouve une douceur secrète,
Lieux que j´aimai toujours ne pourrai-je jamais,
Loin du monde et du bruit, goûter l´ombre et le frais?
Oh! qui m´arrêtera sous vos sombres asiles ?
Quand pourront les neuf soeurs, loin des cours et des villes,
M´occuper tout entier, et m´apprendre des cieux
Les divers mouvements inconnus à nos yeux,
Les noms et les vertus de ces clartés errantes
Par qui sont nos destins et nos moeurs différentes !
Que si je ne suis né pour de si grands projets,
Du moins que les ruisseaux m´offrent de doux objets !
Que je peigne en mes vers quelque rive fleurie !
La Parque à filets d´or n´ourdira point ma vie,
Je ne dormirai point sous de riches lambris
Mais voit-on que le somme en perde de son prix ?
En est-il moins profond, et moins plein de délices ?
Je lui voue au désert de nouveaux sacrifices.
Quand le moment viendra d´aller trouver les morts,
J´aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords.
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Sa Majesté lionne un jour voulut connaître
De quelles nations le ciel l´avait fait maître.
Il manda donc par députés
Ses vassaux de toute nature,
Envoyant de tous les côtés
Une circulaire écriture,
Avec son sceau. L´écrit portait
Qu´un mois durant le roi tiendrait
Cour plénière, dont l´ouverture
Devait être un fort grand festin,
Suivi des tours de Fagotin.
Par ce trait de magnificence
Le prince à ses sujets étalait sa puissance.
En son Louvre il les invita.
Quel Louvre! un vrai charnier, dont l´odeur se porta
D´abord au nez des gens. L´ours boucha sa narine:
Il se fut bien passé de faire cette mine;
Sa grimace déplut: le monarque irrité
L´envoya chez Pluton faire le dégoûté.
Le singe approuva fort cette sévérité,
Et flatteur excessif, il loua la colère
Et la griffe du prince, et l´antre, et cette odeur:
Il n´était ambre, il n´était fleur
Qui ne fût ail au prix. Sa sotte flatterie
Eut un mauvais succès, et fut encor punie:
Ce Monseigneur du lion-là
Fut parent de Caligula.
Le renard étant proche: «Or cà, lui dit le sire,
Que sens-tu? dis le moi: parle sans déguiser.»
L´autre aussitôt de s´excuser,
Alléguant un grand rhume: il ne pouvait que dire
Sans odorat; bref, il s´en tire.
Ceci vous sert d´enseignement:
Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère,
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.
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Voilà les deux morales que je ne comprend pas
Les 3 autres j´ai plus ou moins compris
Alors vous pouvez m´aider ?? 