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Liste des sujets

[Corrigé]SES

SarKochon
SarKochon
Niveau 8
15 juin 2007 à 20:07:56

Parce que j´avais du forfait à claquer, je vous fait ce cadeau qui vient tout droit de france-exam :o)) .

Dissertation : Les causes de l´exclusion sociale

sujet

I - L´ANALYSE ET LES DIFFICULTES DU SUJET

● On vous demande de réfléchir sur les causes de l´exclusion sociale. Le thème est abordé dans le programme sous plusieurs aspects: "Intégration et solidarité" avec notamment la réflexion sur le lien social, mais aussi "Travail et emploi" où sont posées les questions du chômage et de la précarité des emplois.
● Vous devez faire apparaître les différents facteurs de l´exclusion sociale, sans oublier qu´ils sont autant économiques que sociaux.
● Les documents vous rappellent bien ces deux dimensions du sujet en croisant des statistiques et des analyses qui ne présentent pas de difficultés particulières. Il vous faudra prendre garde à ne pas confondre les causes de l´exclusion et ses conséquences, même si les phénomènes sont évidemment liés.

II – LA PROBLÉMATIQUE

La montée de l´exclusion sociale dans nos sociétés modernes est le phénomène marquant des années 80. Au delà de l´appauvrissement d´une partie de la population, les difficultés économiques et sociales se sont traduites par une véritable mise à l´écart des individus les plus fragiles.
Comprendre ce phénomène suppose d´en analyser les facteurs, autant liés à la crise de l´emploi qu´à une détérioration des liens sociaux traditionnels.

III – LES OUTILS : SAVOIRS ET SAVOIR-FAIRE

a - Les connaissances utiles

● La montée du chômage depuis les années 80 ;
● La montée de la précarité de l´emploi: les emplois atypiques: CDD, intérim, temps partiel... ;
● La politique sociale en France ( et dans d´autres pays) ;
● La crise de l´Etat providence ;
● L´évolution de la famille: baisse des mariages, célibat et divorces en hausse ;
● La mono-parentalité ;
● Les relations familiales intergénérationnelles ;
● Le système d´assurances sociales, les doits sociaux: indemnisation chômage, RMI, CMU... ;
● L´évolution de la protection sociale ;
● Le seuil de pauvreté ;
● Les inégalités sociales ;
● La crise du lien social.

b - Quelques repÈres pour bien traiter les documents

Document 1 : François Dubet évoque les conséquences pour les individus de la précarisation des emplois. Pour les groupes sociaux déjà fragilisés à l´égard de l´emploi, les conséquences des ruptures familiales ou les problèmes de santé sont encore plus dramatiques. Les facteurs d´exclusion ont tendance à se focaliser sur les mêmes personnes.

Document 2 : Le schéma met clairement en évidence les interactions entre les différentes causes de l´exclusion. La perte des liens sociaux peut trouver son origine dans la perte d´emploi, la maladie ou les ruptures familiales. En outre, le chômage de longue durée, la réduction des prestations sociales (chômeurs en fin de droits par exemple) réduisent les revenus des personnes concernées. La pauvreté, conjuguée à l´isolement, accentue les risques d´exclusion.

Document 3 : Jacques Freyssinet insiste sur les conséquences du chômage. Pour lui le travail intègre l´individu dans un ensemble de relations sociales et lui donne une certaine dignité. La perte d´emploi risque de provoquer des ruptures dans ces relations et d´affaiblir l´implication des personnes dans la vie sociale : vie politique, syndicale, associative...

Document 4 : Les statistiques proposées permettent de mesurer la pauvreté et l´exclusion en France en 2002. Les indicateurs sont variés. Par exemple : 12,2% des personnes sont en dessous du seuil de pauvreté, près de la moitié des allocataires du RMI le sont depuis plus de 3 ans, plus du tiers des chômeurs ne reçoivent pas d´indemnités.

Document 5 : Domnique Schnapper situe l´origine de l´exclusion dans nos sociétés à la fois dans les difficultés de l´emploi et dans la crise des relations familiales. En cas de chômage, la famille constitue pour beaucoup un refuge, un soutien. Les solidarités familiales jouent donc un rôle d´amortisseur des difficultés économiques. Cependant, l´évolution de la famille (divorces, célibat, éclatement géographique...) a fait disparaître, pour beaucoup, ce filet de sécurité. Il s´ensuite des risques accrus d´exclusion sociale.

Document 6 : Les statistiques présentées permettent de comparer les taux de pauvreté après transferts, selon les situations d´emploi et la composition familiale des personnes en 2004. On distingue nettement que l´emploi protège de la pauvreté, d´autant plus quand il est à temps complet. La présence d´enfants semble accentuer les risques de pauvreté, compte tenu de l´insuffisance des aides familiales en regard de la taille de la famille.

IV - LES PISTES DE REPONSES

INTRODUCTION
La question de la fracture sociale est présente dans le plupart des discours politiques depuis plusieurs années. Déjà en 1995, le candidat Jacques Chirac en avait fait un thème majeur de sa campagne. La campagne présidentielle récente a été l´occasion de raviver les débats autour de la lutte contre l´exclusion sociale (la politique du logement par exemple) Celle ci est devenue un problème majeur dans nos sociétés et nous devons nous interroger sur ses causes. Il va de soi que la dégradation de l´emploi est un facteur essentiel de l´exclusion sociale mais que celle-ci trouve aussi son origine dans l´affaiblissement des liens sociaux qui favorisaient la cohésion sociale.

PARTIE I : La dégradation du système d´emploi depuis les années 80 a nourri les processus d´exclusion sociale

A. Les mutations de l´emploi se traduisent par la montée du chômage et de la précarité pour une part importante de la population.

B. Le chômage et la précarité provoque l´appauvrissement mais aussi une mise à l´écart de la vie sociale.

PARTIE II : Les risques d´exclusion sociale s´accroissent du fait de l´affaiblissement des liens sociaux.

A. L´exclusion de la famille conduit davantage à l´isolement et une moindre solidarité.

B. Outre la famille, les liens sociaux traditionnels se distendent et accentuent l´exclusion sociale.

CONCLUSION
Réfléchir sur les causes de l´exclusion sociale est une étape essentielle si l´on souhaite lutter contre ce phénomène. On a pu établir que les facteurs économiques et sociaux s´imbriquent pour rendre délicate la mise en oeuvre de politiques appropriées. L´actualité récente, les mouvements des "sans": sans papiers, sans logement, sans emploi, nous rappellent toutefois l´urgence de cette question. De nombreuses voix s´élèvent pour dénoncer l´exclusion (L´Abbé Pierre en restera une figure emblématique), d´autant plus intolérable dans les sociétés les plus riches du monde.

V - LES "PLUS"

● L´exclusion sociale dans d´autres pays: Etats-Unis, Grande-Bretagne.
● La protection sociale plus forte dans les pays du Nord.
● Les thèses de Robert Castel sur la désaffiliation sociale.
● L´influence du libéralisme dans les politiques sociales.
● L´évolution de la protection sociale et la volonté d´en réduire les coûts (chômage et santé notamment)
● Durkheim et le lien social, les formes de solidarité.
● Le projet de mise en place d´un droit opposable au logement.

SarKochon
SarKochon
Niveau 8
15 juin 2007 à 20:09:10

Question de synthèse : Progrès technique et croissance économique

sujet

I - L´ANALYSE ET LES DIFFICULTÉS DU SUJET

Le sujet porte sur les points du programme suivants : "Progrès technique et évolution économique et sociale" et "Sources et limites de la croissance". Le sujet -très classique- est d´autant plus intéressant que la France connaît une insuffisance de croissance depuis plusieurs années et que l’insuffisance des innovations est souvent mise en avant pour l’expliquer.
Vous devez réfléchir au rôle que peuvent jouer les différents types d’innovation pour accélérer le rythme de la croissance tant du côté de l’offre (des entreprises qui fabriquent les biens et services) que du côté de la demande (la consommation des ménages et l’investissement des entreprises et des administrations).

Les documents rappellent la distinction à faire entre les différentes innovations et montrent leurs effets d’entraînement sur l’offre et sur la demande. Leur lecture minutieuse vous permet de bien traiter le travail préparatoire, puis de vous y référer dans votre synthèse.
Vous devez ajouter des connaissances personnelles, notamment sur l´origine des innovations en évoquant le rôle des entrepreneurs et l’importance des investissements ainsi que sur l’absence d’automaticité des liens de causalité entre innovations, gains de productivité et croissance.

Évitez de dévier du sujet en développant trop les relations entre progrès technique et emploi, largement détaillées dans le cours de Terminale.

II - LES OUTILS : SAVOIRS ET SAVOIR-FAIRE

Vous pouvez mobiliser vos connaissances sur les éléments suivants :
● Le progrès technique, une des sources de la croissance ;
● Les différents types d’innovation (de produit, de procédé et d’organisation) ;
● Les conséquences des innovations sur la productivité globale des facteurs et en particulier sur la productivité du travail ;

● Les effets d’entraînement des gains de productivité sur la croissance de l’offre et de la demande ;
● Le rôle de l’investissement, notamment en R&D, pour activer les innovations ;

● L’importance des TIC dans les innovations actuelles ou récentes et dans la croissance ;

● La lecture des textes doit viser à en relier les idées principales au sujet ;

● L’analyse du document 3 doit permettre de mettre en lumière des liens de causalité ;

● L’étude du document 4 passe notamment par la comparaison entre colonnes (UE / États-Unis et 1990-1995 / 1995-2001) et par quelques calculs rapides pour mettre les évolutions en évidence.

III - ELEMENTS DE RÉPONSE AU TRAVAIL PRÉPARATOIRE

1. Le document montre la distinction entre plusieurs types d’innovations selon leur nature. Illustrons-les par des exemples :
● Le téléphone mobile est l’exemple d’une innovation technologique qui correspond à la mise sur le marché d’un nouveau produit ;

● Le e-commerce (vente par Internet) est un exemple d’innovation organisationnelle qui modifie à la fois le fonctionnement des entreprises et du marché sur lequel elles vendent.

2. Une innovation majeure a pour effet de placer l’entreprise innovatrice en situation de monopole, généralement provisoire, soit parce qu’elle est la seule à commercialiser le nouveau produit, soit parce qu’elle a réussi au moins provisoirement à évincer ses concurrents. Cette entreprise peut alors fixer ses tarifs comme elle le souhaite en l’absence de pression de la concurrence.

3. En permettant d’accroître la productivité, c’est-à-dire l’efficacité des facteurs de production, une innovation de procédé favorise une augmentation de l’offre puisque l’entreprise peut produire une quantité supérieure de biens ou de services avec autant de moyens mis en œuvre.

4. Une hausse de la productivité des entreprises permet une hausse de la consommation des biens et services produits à deux conditions. Il faut qu’une partie des gains de productivité se traduise par une baisse des prix et que la demande soit élastique par rapport à ces variations de prix. Il faut en outre que les gains de productivité occasionnent des hausses de salaire qui élèvent le pouvoir d’achat et donc la consommation.

5. Entre 1995 et 2001, l’augmentation annuelle moyenne de la productivité du travail aux États-Unis a été évaluée à 10% dans les industries qui produisent des technologies de l’information et de la communication et à 4,7% pour les entreprises qui utilisent des TIC dans leur processus de production.

6. Entre les deux périodes (1990-1995 et 1995-2001), le rythme de croissance annuel moyen de la productivité du travail a doublé aux États-Unis en passant de +1,1% à +2,2%. Cette hausse vient des hausses de productivité du travail constatée dans les firmes fabriquant des TIC où le taux de croissance est très rapide (même s’il n’a augmenté que de 25%, passant de 8,1% à 10% par an) et dans les secteurs utilisant les TIC (le rythme de croissance y a quadruplé en passant de +1,2% à +4,7% par an). Au contraire, la productivité du travail qui n’augmentait quasiment pas dans les industries et services n’utilisant pas de TIC (+0,3%) y a très légèrement reculé (—0,2%). Les TIC, élément majeur d’innovation dans la période, ont joué un rôle moteur dans l’accélération de la productivité du travail aux États-Unis.

IV - UN PLAN POSSIBLE A LA QUESTION DE SYNTHÈSE

Introduction

On s’interroge souvent sur les causes de la faiblesse de la croissance de l’économie française et, plus généralement, sur le différentiel de croissance entre les pays de l’Union européenne et les États-Unis. L’évocation d’une "nouvelle économie" rappelle le rôle des innovations pour alimenter la croissance économique.

On est ainsi amené à s’interroger sur l’importance du progrès technique comme facteur favorisant l’accroissement de l’offre comme celle de la demande.
Il apparaît nécessaire de préciser d’abord les différents types d’innovations qui peuvent concrétiser ce progrès technique avant de montrer leurs effets d’entraînement sur l’activité économique.

Partie 1 : Le progrès technique se concrétise par différentes formes d’innovations technologiques et organisationnelles.

A. Les innovations technologiques concernent tant les produits que les procédés de fabrication
● Nouveaux produits et nouvelles entreprises liés aux innovations et aux investissements (doc 1 et 2)
● Accroissement et diversification des activités de production (tertiarisation)
● Nouveaux procédés de fabrication à l’origine de gains de productivité (doc 3)
● Exemple des secteurs producteurs et utilisateurs de TIC aux États-Unis (doc 4)

B. Les innovations organisationnelles transforment les entreprises et les marchés
● Nouvelles formes d’organisations des entreprises et des marchés (doc 1)
● Rôle moteur de l’entrepreneur innovateur (Schumpeter) et des firmes innovatrices (position de monopole, rente de situation) (doc 2)
● Importance des firmes imitatrices pour la durabilité de la croissance (doc 2)

Partie 2 : Les différentes formes d’innovation ont un effet d’accélération de l’activité économique.

A. Les innovations et les gains de productivité qu’elles génèrent activent l’offre
● Les innovations de produits, sources de nouveaux profits, accélèrent l’offre ;
● Les gains de productivité dûs aux innovations de procédé accroissent les profits et les ventes espérés, donc l’offre (doc 3) ;
● Élargissant les ventes, les innovations organisationnelles alimentent un essor de l’offre (doc 2) ;

B. En diversifiant l’offre et en élevant le pouvoir d’achat, les innovations favorisent une hausse de la demande
● Innovations et gains de productivité élèvent le pouvoir d’achat et la demande (surtout si l’élasticité des prix est forte) (doc 3) ;
● Innovations et emplois créés alimentent aussi une hausse de la demande solvable ;
● Innovations et diversification de l’offre favorables à la demande en satisfaisant ou en suscitant de nouveaux besoins ;

Conclusion

Avec aujourd´hui une croissance jugée insuffisante, la France et la zone Euro se doivent de trouver des moyens pour stimuler tant l’offre (et l’emploi) que la demande (et la satisfaction des besoins de leur population). Les théories, notamment celle de Schumpeter, comme l’expérience historique, en particulier l’exemple récent des États-Unis, montrent le rôle crucial du progrès technique lorsqu’il s’agit d’activer la croissance. Ceci vient rappeler la nécessité de stimuler la recherche et développement qui figurent parmi les principales sources de ces innovations si nécessaires.

V - LES "PLUS"

● Le rôle de l’investissement comme accélérateur des innovations et de la croissance (cf. Keynes) ;

● Le poids des innovations en matière d’organisation du travail (Taylorisme-Fordisme, Toyotisme) ;

● Les effets des innovations et des gains de productivité sur l’emploi (effets favorables en générant de nouveaux emplois, effets destructeurs de certains emplois avec risques d’atteindre la demande et donc la croissance) ;
● L’analyse de Schumpeter de la psychologie des entrepreneurs et notamment des innovateurs ;

● La référence à la stratégie de Lisbonne visant une "économie de la connaissance" en Europe ;

● Les mécanismes d’entraînement international des innovations dans le cadre de la mondialisation.

Rio83
Rio83
Niveau 6
15 juin 2007 à 20:09:27

Merci mais tu aurai pas la QSTP stp ??

Rio83
Rio83
Niveau 6
15 juin 2007 à 20:10:00

Merci bien !!

SarKochon
SarKochon
Niveau 8
15 juin 2007 à 20:10:00

I - L´ANALYSE ET LES DIFFICULTES DU SUJET

Le sujet porte sur l´analyse de la division du travail par Adam Smith. Deux documents guident votre réflexion. Le premier rappelle les avantages de la division du travail pour l´auteur. Le second évoque les limites de cette division.
Le sujet ne présente pas de difficultés particulières.

II – ELEMENTS DE REPONSE AUX QUESTIONS

Question 1

Pour Adam Smith, la division du travail est le principe même qui va expliquer l´accroissement de la richesse dans une société. Son analyse part de la division du travail dans l´entreprise mais il l´étend à l´ensemble de la société.
Dans l´exemple de la manufacture d´épingles, Adam Smith montre que si on divise la fabrication d´une épingle en 18 opérations distinctes, la production globale s´en trouvera multipliée.
De même, à l´échelle d´un pays, il est souhaitable (pour Adam Smith) que les métiers soient séparés, que la production soit réalisée par des entreprises distinctes et spécialisées. Chacun faisant ce pour quoi il est le plus compétent, et échangeant ensuite ses produits, c´est la collectivité toute entière qui en bénéficiera.
Adam Smith étendra le même raisonnement à l´échange international, dans la théorie des avantages absolus.

Question 2

Adam Smith explique que la division du travail dans une entreprise ou un métier doit être la plus poussée possible. Chaque opération doit être confiée à une seule personne. Par la répétition des mêmes gestes, par la suppression des temps de déplacement, les travailleurs acquièrent une habileté qui les fait devenir plus efficaces et plus productifs. La productivité globale de l´entreprise s´élève donc et permet son enrichissement.

Question 3

Arnaud Parienty montre dans le document 2 les limites de la division du travail. Celle-ci a inspiré l´organisation scientifique du travail, préconisée par Taylor et mise en œuvre par Ford au début du siècle. Le Taylorisme s´est généralisé dans les entreprises industrielles aux Etats-Unis et en Europe à partir des années 30, ce qui a conduit à des gains de productivité élevés notamment durant les Trente Glorieuses. Les limites du Taylorisme apparaissent cependant dans les années 60 et démentent les analyses d´Adam Smith. La division du travail devient contre-productive, les salariés rejettent cette forme de travail abrutissante et la production de masse (induite par l´organisation taylorienne du travail) ne répond plus correctement à l´évolution des marchés devenus plus changeants.
Devant les limites de la division du travail, les entreprises mettent en place des aménagements du Taylorisme (enrichissement des tâches, autonomie plus grande des travailleurs) ou rompent davantage avec les principes de l´OST en consultant et en impliquant les salariés dans la production (toyotisme, cercles de qualité, etc. ...).
Le Taylorisme et la division du travail sont pourtant loin de disparaître des entreprises puisque leurs principes se trouvent désormais étendus aux activités de service : standardisation de la production, prescription des tâches, division du travail sont présents dans la restauration, l´hôtellerie, l´assurance, la banque, etc.

SarKochon
SarKochon
Niveau 8
15 juin 2007 à 20:10:48

Questions : La démocratie chez Tocqueville

sujet

I - L´ANALYSE ET LES DIFFICULTES DU SUJET

Le sujet porte sur l´analyse de la démocratie chez Alexis de Tocqueville. Un seul document accompagne les questions qui vous sont posées, il vous rappelle les caractéristiques de la démocratie pour l´auteur.
La question 3 vous invite à une réflexion personnelle et plus approfondie sur la pertinence de l´analyse de Tocqueville dans nos sociétés modernes.

II – ELEMENTS DE REPONSE AUX QUESTIONS

Question 1

À partir d’un voyage d’étude aux États-Unis, Alexis de Tocqueville a présenté une analyse originale de la démocratie. Selon lui, le trait principal de ce régime est la tendance à l’égalisation des conditions, dans un cadre politique marqué par la souveraineté populaire. Si Tocqueville est un partisan de la démocratie, il y voit néanmoins un certain nombre de dangers. Il souligne en particulier l’opposition possible entre égalité et liberté dans la mesure où le goût instinctif et insatiable des individus pour l’égalité les conduit à se polariser sur la quête de droits et de richesses, au détriment de la vigilance citoyenne et de leur participation à la vie publique. Le risque existe alors qu’un État tyrannique réduise leur liberté sans qu’ils ne s’y opposent, soit par mégarde, soit parce que celui-ci leur assure une égalité qui les aveugle. Ce despotisme constitue pourtant une négation de la démocratie.

Question 2

La passion des individus pour l’égalité peut devenir négative si elle conduit à lui sacrifier la liberté. Ce risque existe lorsqu’on en vient à désirer l’égalité à tout prix, même par une limitation des droits, du moment qu’il en va de même pour tous. L’égalisation peut alors se faire « par le bas » en alignant tout le monde sur un minimum de droits plutôt qu’en élevant au niveau supérieur ceux qui disposent de moindres acquis. Tocqueville affirme que les hommes pourraient en arriver à préférer être égaux sans être libres plutôt que d’être libres et inégaux, oubliant que c’est la liberté qui favorise le progrès vers l’égalité.

Question 3

Les politiques de discrimination positive sont un exemple d’arbitrage qui réduit la liberté individuelle au nom de la quête d’égalité. Ainsi, lorsqu’une embauche ou une inscription universitaire doivent privilégier le représentant d’une minorité visible (ou une femme) pour réduire les inégalités, la liberté du recruteur comme celle des autres candidats de postuler entre en contradiction avec la volonté d’égalité. Poussé à l’extrême, ce raisonnement pourrait conduire à préférer que tous les candidats à un emploi restent au chômage (« les faibles » attirant alors « les forts à leur niveau ») plutôt que permettre à l’un d’entr´eux d’y échapper. Dans la réalité, l’exemple des États-Unis montre que la discrimination positive est loin d’avoir aboli la liberté et engendré une égalisation totale.

ET VOILA LES 4 SUJETS !

jejetidus
jejetidus
Niveau 10
15 juin 2007 à 20:19:04

En te remerciant vivement, pour ma part je m´estime donc entre 10 et 12

DonBarzini
DonBarzini
Niveau 10
15 juin 2007 à 20:26:16

"Question 3

Les politiques de discrimination positive sont un exemple d’arbitrage qui réduit la liberté individuelle au nom de la quête d’égalité"

Mince, j´ai parlé de l´URSS moi, qui prônait un égalitarisme extrême, mais entraînant un totalitarisme...

Wait n see :p)

pat4tor
pat4tor
Niveau 18
19 juin 2007 à 00:27:46

:merci: Sarkochon ^^

Rio83
Rio83
Niveau 6
19 juin 2007 à 15:33:06

j´espere avoir entre 10 et 13

Neo-Kronos
Neo-Kronos
Niveau 10
01 juillet 2007 à 14:22:51

Bonjour !

Voila , mon BAC va dépendre de ma note en SES ...

J´ai choisit la dissert ..
Si j´ai en dessous de 8 je suis au rattrapge ...

Or j´ai peur pour ma problématique :

les causes et les effets de l´isolement et de l´exclusion des individus dans la société ..

Mon grand I c´est le grand II du corrigé
Mon grand II c´est le grand I du corrigé
MAIS vu ma problématique j´ai ajouté un grand III :
=> A) baisse des relations sociales => isolement
=> B) désintéret /désacralisation de la société ...

Cerre troisième partie est telle TOTALEMENT HS ??
Si c´est le cas , vais-je etre vraiment beaucoup pénalisé ?? ?

Merci .

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