SAlut à tous, j´ai un commentaire à faire pour lundi sur la scène 1 du premier acte des caprices de marianne, le problème c´est que c´est un extrati tres court et qu´il n´y a pas grand chose à dire (enfin en tout cas je trouve pas grand chose ^^)
voila l´extrait :
MARIANNE, sortant de chez elle un livre de messe à la main.
CIUTA, l´abordant.
CIUTA. – Ma belle dame, puis-je vous dire un mot ?
MARIANNE. – Que me voulez-vous ?
CIUTA. – Un jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous ; depuis un mois entier, il cherche vainement l´occasion de vous l´apprendre ; son nom est Cœlio ; il est d´une noble famille et d´une figure distinguée.
MARIANNE. – En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu´il perd son temps et sa peine et que s´il a l´audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage j´en instruirai mon mari. (Elle sort.)
COELIO, entrant – Eh bien ! Ciuta, qu´a-t-elle dit ?
CIUTA. – Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais.
Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.
COELIO. – Ah ! malheureux que je suis, je n´ai plus qu´à mourir ! Ah ! la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Ciuta? quelle ressource puis-je encore trouver ?
CIUTA. – Je vous conseille d´abord de sortir d´ici, car voici son mari qui la suit. (Ils sortent. – Entrent Claudio et Tibia) .
CLAUDIO. – Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre dévoué ? Apprends que j´ai à me venger d´un outrage.
TIBIA. – Vous, Monsieur ? .
CLAUDIO. – Moi-même, puisque ces impudentes guitares ne cessent de murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mais, patience ! tout n´est pas fini. – Écoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m´iras chercher ce soir le spadassin que je t´ai dit.
TIBIA. – Pour quoi faire ?
CLAUDIO. – Je crois que Marianne a des amants.
TIBIA. – Vous croyez, Monsieur ?
CLAUDIO. – Oui ; il y a autour de ma maison une odeur d´amants; personne ne passe naturellement devant ma porte ; il y pleut des guitares et des entremetteuses.
TIBIA. – Est-ce que vous pouvez empêcher qu´on donne des sérénades à votre femme ?
CLAUDIO. – Non, mais je puis poster un homme derrière la poterne et me débarrasser du premier qui entrera.
Voila merci de m´aider.