Tiens voila un de mes poemes.
Du point où l’obscurité pure se répand
Où la vie renonce, mon ombre se distingue
Comme l’air dans le vide mon esprit s’étend
Mes yeux s’ouvrent sur un lourd ciel de crainte
Des schémas de pensée se forment sans relâche
Dans ma mémoire pour se défaire aussitôt
Me laissant à la dérive au travers des âges
Sans point de repère, perdu dans mon ego
Simultanément, ces éléments de conscience
Se rassemble, s’imbriquent en un tout homogène
Liés par une parallèle cohérence
Où chaque équidistance garde son domaine
S’installe une interaction sensitive accrue
Mon corps se lève enfin, les muscles endormis
Le sol froid, la structure poussiéreuse et nue
Se livrent graduellement, immergeant la nuit
Mon aura brumeuse et dense les enveloppe
Les possède, suivant son chemin éthéré
Et s’étirant jusqu’aux limites de sa robe
Se dissipe aux travers des arbres désolés
Seul le bruit syncopé du sang noyant mes tempes
Vient rompre en rythme le silence forestier
Puis le craquement des herbes sous ma détente
Révèle discrètement ma lente avancée
J’aperçois mon destin, épris de tremblements
Il est paralysé et tombé sous le charme
Complètement immobile sur le versant
D’un dôme feuillu coupant l’horizon en flammes
Il savait que j’arrivais, mais ne s’est pas enfui
Se cacher est aisé, je ne l’aurais trouvé
Mais je suis mon destin et il l’a à l’esprit
Il m’attend, digne et droit, sans vouloir résister
La mort entre les mains, je me suis arrêté
Et savoure ce moment exquis de pouvoir
Où la victime est faite, où l’autre a dominé
J’use temps et s’étire à mon bon vouloir
Après cette période de jubilation
L’enfer de ma main s’échappe, droit sur la cible
Dans ses yeux oscille la démence sans fond
D’un feu liquide et rougeoyant son corps se crible
J’observe cette masse se carboniser
Se dégrader en autant de morceaux noircis
Et le vent comme lucioles les emmener
Au hasard d’un de ses chemins indéfinis
D’étrangères pensées se mêlent aux connues
Signifiant que ma vie me quitte doucement
Je m’enfonce donc, mes objectifs obtenus
Au point où l’obscurité pure se répand