salut!!!
je dois faire quelques questions en francais et ej n´y arrive pas trop.En + ca va surement etre ramassée et peut etre noté...Voici les 3 textes:
questions:Comparez les textes 1 et 2.Vous etudierez entre autre les arguments avancés, les procédes d´ecriture choisis pour argumenter.
2)quels elements nouveaux apparaissent dans le texte 3?
j´ai mis que dans le texte 1 yavait des exclamation des interrogations...et que dans le texte 2 c´etait une description...aidez moi pleaz
Texte 1
Hier, 22 février, j´allais à la Chambre des pairs. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu´il couchait habituellement sur le pavé ; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu´il avait volé ce pain et que c´était à cause de cela qu´on l´emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entre, et l´homme resta à la porte gardé par l´autre soldat.
Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C´était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l´intérieur tapissé de damas boutons d´or. Le regard de l´homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
Cette femme ne voyait pas l´homme terrible qui la regardait.
Je demeurai pensif.
Cet homme n´était plus pour moi un homme, c´était le spectre de la misère, c´était l´apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d´une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s´aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s´aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.
Texte2:
Oh ! n´insultez jamais une femme qui tombe !
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
Qui sait combien de jours sa faim a combattu !
Quand le vent du malheur ébranlait leur vertu,
Qui de nous n´a pas vu de ces femmes brisées
S´y cramponner longtemps de leurs mains épuisées !
Comme au bout d´une branche on voit étinceler
Une goutte de pluie où le ciel vient briller,
Qu´on secoue avec l´arbre et qui tremble et qui lutte,
Perle avant de tomber et fange après sa chute !
La faute en est à nous ; à toi, riche ! à ton or !
Cette fange d´ailleurs contient l´eau pure encor.
Pour que la goutte d´eau sorte de la poussière,
Et redevienne perle en sa splendeur première,
Il suffit, c´est ainsi que tout remonte au jour,
D´un rayon de soleil ou d´un rayon d´amour !
Texte3
Silence, pairs d´Angleterre! juges, écoutez la plaidoirie. Oh! je vous en conjure, ayez pitié! Pitié pour qui? Pitié pour vous. Qui est en danger? C´est vous. Est-ce que vous ne voyez pas que vous êtes dans une balance et qu´il y a dans un plateau votre puissance et dans l´autre votre responsabilité? Dieu vous pèse. Oh! ne riez pas. Méditez. Cette oscillation de la balance de Dieu, c´est le tremblement de la conscience. Vous n´êtes pas méchants. Vous êtes des hommes comme les autres, ni meilleurs, ni pires. Vous vous croyez des dieux, soyez malades demain, et regardez frissonner dans la fièvre votre divinité. Nous nous valons tous. Je m´adresse aux esprits honnêtes, il y en a ici; je m´adresse aux intelligences élevées, il y en a; je m´adresse aux âmes généreuses, il y en a. Vous êtes pères, fils et frères, donc vous êtes souvent attendris. Celui de vous qui a regardé ce matin le réveil de son petit enfant est bon. Les coeurs sont les mêmes. L´humanité n´est pas autre chose qu´un coeur. Entre ceux qui oppriment et ceux qui sont opprimés, il n´y a de différence que l´endroit où ils sont situés. Vos pieds marchent sur des têtes, ce n´est pas votre faute. C´est la faute de la Babel sociale. Construction manquée, toute en surplombs. Un étage accable l´autre.