Bonjour, j´ai reçu ce texte :
Malheur à qui n’a rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce que l’on espère, et l’on est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imagination propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion ? Mais tout ce prestige disparaît devant l’objet même ; rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu’on voit ; l’imagination ce pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est le seul digne d’être habité et tel est le néant des choses humaines, qu’hors l’Etre existant par lui-même, il n’y a rien de beau que ce qui n’est pas.
J J Rousseau, La Nouvelle Héloise
Je dois faire un commentaire de texte en faisant dans une première partie un commentaire détaillé du texte(ça j´arrive aisément et précisément
) mais pour la seconde partie, il faut en 2 paragraphes "dégager l´intérêt philosophique du texte" : dans le premier on met en gros une poursuite des idées et dans le second une critique.
Pour la critique je vois à peu près(l´être suprême, le manque pour désir, le phénomène empirique...) mais l´intérêt du texte, dépasser l´explication linéaire ?
Si vous pouviez me dépanner... 